Fréménil, un village lorrain

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot-clé - religion

Fil des billets - Fil des commentaires

mardi, novembre 8 2011

Mon clocher au patrimoine...

Les internautes pratiquent fréquemment une promenade découverte en "zappant" sur la "toile". J'ai eu dernièrement la surprise agréable de découvrir une photographie du clocher de notre village sur le site "clochers de france", photo prise le 28 Juin 2008 par Mr Jean-Pierre LECLERC :


Ainsi, j'ai appris que la France possédait 40.000 clochers établis sur 36.861 communes de notre pays (Recensement INSEE). Le site "clochers de France" pour sa part présente notre région lorraine, dans la tranche de classement "75 à 95%" de clochers, sous la forme de descriptions et de représentations photographiques.


Je suis heureux de constater que le clocher de notre petit village apparait dans cette vitrine du patrimoine. Précisons que notre clocher est du type "pavillon", pyramide à quatre pans, forme de flèche mais très courte. Dans la monographie de Fréménil éditée en 1987 [Fréménil et son église], je l'avais décrit comme un doigt pointé vers le ciel. C'est un symbole à retenir.


Je retiens de cette promenade découverte des clochers de France que notre édifice mérite actuellement une attention toute particulière de remise en état, d'entretien et de conservation. Nous vivons auprès de réalisations qui nous ont été transmises par nos aînés sans en mesurer la valeur. Il serait grand temps d'ouvrir nos yeux pour sortir de cette indifférence vis à vis de ce qui fait partie de notre patrimoine.

Il y a trente ans mourrait Georges BRASSENS le chanteur philosophe qui nous a laissé un  message :

Auprès de mon arbre,
Je vivais heureux,
J'aurais jamais du m'éloigner de mon arbre,
J'aurais jamais du le quitter des yeux.

Ne quittons pas des yeux notre clocher, inscrit au patrimoine de France, au même titre que les châteaux, les abbayes, les lavoirs et les fontaines.

Nous avons récemment (1) fait découvrir les linteaux des portes de notre village. Pour beaucoup il s'agissait d'une richesse inconnue. Nous nous devons de préserver d'autres vestiges remarquables comme les deux blockhaus de la première guerre mondiale encadrant notre village à l'Est et à l'Ouest, et surtout notre église qui abrite des œuvres d'art étonnantes. Quand on a la chance de posséder un tel patrimoine, il faut le savoir et avoir la volonté de le valoriser.

Souhaitons être entendu... à l'ombre de notre clocher.

(1) Voir :  -le site "fremenil.com" notre écho du 4 Avril 2011
               -la nouvelle revue lorraine N°9  Aout-Septembre 2011
               -Villages Lorrains   N°134  Printemps 2011                              
             
Jean SPAITE    Novembre 2011.

samedi, septembre 24 2011

C'était au siècle dernier (3)

L'Eglise.

Notre église paroissiale ayant été endommagée en 1944 par les bombardements, une reconstruction totale de la toiture a été nécessaire la paix revenue en 1945-46.
Mais en 1987, soit plus de 40 ans plus tard, sous le mandat de Mr Yves ADAM maire, une rénovation complète a été réalisée par l'entreprise GERARD de Domèvre sur Vezouze. Nous publions une photographie des ouvriers couvreurs en plein travail sur le chantier de l'église. La photo date d'Octobre 1987.

Eglise - Changement du coq 1991
Après la réfection de la couverture du clocher, une entreprise spécialisée a procédé à l'installation d'un paratonnerre neuf ainsi qu'à la dépose de l'ancien coq-girouette qui était particulièrement endommagé. C'est la Société Electric-Antenn de Vandoeuvre qui a été adjudicataire du nouveau paratonnerre et du coq-girouette pour la somme de 42.000 Francs. Le nouveau coq a été béni par l'Abbé Charles BAILLY au cours d'une cérémonie traditionnelle rassemblant une nombreuse assistance. Avant la mise en place définitive du coq-girouette à la pointe du clocher, au dessus de la croix en fer forgé, une présentation itinérante a eu lieu de maison en maison. Cela a été l'occasion d'une offrande par les habitants pour les ouvriers travaillant en hauteur à l'installation définitive du "volatile" coiffant le clocher et surveillant notre village... Nous publions une photographie de la bénédiction du coq par l'Abbé BAILLY datant du samedi 11 Mai 1991. Les jeunes gens qui posent fièrement ce jour-là sont devenus grands aujourd'hui. Nul doute qu'ils seront contents de se revoir !

Pose du coq Eglise Fremenil 1991 01Pose du coq Eglise Fremenil 1991 02

Pour celles et ceux qui ont été témoins de la bénédiction du nouveau coq de l'église paroissiale, c'est un événement mémorable que l'on n'a pas souvent l'occasion de voir dans sa vie.

CoqEglise_Panorama


Nous  sommes en 2011. Le coq du clocher indique toujours d'où vient le vent. Depuis son perchoir, il constate avec inquiétude les tuiles recouvrant le toit de l'église qui ont un besoin urgent d'une remise à neuf pour guérir les fuites d'eau qui meurtrissent le plafond de l'édifice. Nous prenons rendez-vous pour ce chantier que nous espérons prochain.
Ce sera l'occasion de prendre une photo montrant les couvreurs au travail.

Jean SPAITE    Septembre 2011

mardi, juillet 20 2010

L'orgue ressuscité

Orgue 2010Dans la petite église de Fréménil, il dormait là depuis de longues années. Il avait fait l'objet d'un don généreux (de la part du Dr. Alain Spaite) et, prétextant une remise en forme d'ordre musical, il était assoupi sous une étoffe jaune orange. On en arrivait à l'oublier, lui qui fièrement avait pourtant produit des sons merveilleux, une harmonie de notes et d'accords qui avaient enchanté son auditoire. Cette singulière somnolence durait depuis plus de vingt ans.

En ce dimanche du 11 juillet 2010, l'orgue électronique de l'église Saint Pierre aux liens nous a révélé tout son savoir faire. Le chef de chœur, le Docteur Jean-Michel MATHIAS de Blâmont, qui dirige avec brio la chorale inter-paroissiale qui comprend entre autres des voix d'hommes remarquables, s'est révélé un expert en remise en état de l'instrument endormi. Un réglage délicat, mais efficace qui s'est traduit par une prestation musicale de bonne tenue. C'est Madame Annie MATHIAS (née L'HOTE) qui a interprété musicalement tous les cantiques de cette messe « de résurrection » pour l'orgue de l'église. Miracle de Saint Pierre qui a défait les liens de silence dans lequel était plongé depuis trop longtemps l'instrument musical de la paroisse.

Ainsi, le « facteur d'orgue » a contribué, à sa manière, à répandre la Bonne Nouvelle de l'évangile d'une manière harmonieuse et bienvenue. Qu'il en soit particulièrement remercié et longue vie au Chant Nouveau !

J.Spaite Juillet 2010

PS : Et si, en ce jour, nous assistions au point de départ du renouveau de notre église qui en a bien besoin, à l'intérieur comme à l'extérieur ? Formulons-en l'espoir.

mardi, avril 6 2010

Les Terettes 2010

Comme l'an passé, les Térettes ont sonné les Angélus en l'absence des cloches parties à Rome. Fidèles à la tradition , Blandine et Mélanie L. ont fait le tour du village en clamant à haute voix "il est midi, c'est l'Angélus !" et en actionnant chacune leur bruyante crécelle remplaçant le son des cloches. Les Térettes font partie de la vie du village. La photo prise le vendredi à midi nous les montre toutes souriantes. Cette année , elles étaient deux filles seulement, mais on m'a dit que pour le service du soir, il y aurait aussi des garçons !  Félicitons cette sympathique jeunesse qui assure une manifestation bien vivante de la Semaine Sainte qu'il faut pérenniser.

Et si nous parlions du temps passé ?

Quand j'étais petit, j'étais toujours fourré chez la Tante et le Tonton qui habitaient prés de l'église. Depuis la porte de la grange, on voyait trés bien le cadran du clocher et les aiguilles en mouvement. C'est là que j'ai appris à lire l'heure grâce à l'enseignement de la Tante et du Tonton ! Et ce n'est pas rien, quand on est petit, de dire l'heure en traduisant les positions de la grande et de la petite aiguille !

La Semaine Sainte était l'occasion d'expliquer le voyage à Rome des cloches et leur remplacement par les Terettes qui déambulaient dans les rues du village. Le Tonton était prodigue en renseignements. D'après lui, elles partaient en voyage le Jeudi-Saint et, pour signaler leur départ, elles sonnaient une dernière fois l'Angélus du soir. Après, c'était le silence...  Mais, qu'allaient donc faire les cloches à Rome ? Hé bien c'est simple, elles vont chercher les Oeufs de Pâques !  Ainsi donc, les journées de la Passion étaient converties en un marché d'oeufs que nous souhaitions tous en bon chocolat !   "- Mais dis-voir Tonton, tous les quarts d'heure on entend la petite cloche qui continue de sonner, c'est pas normal puisqu'elles sont parties."  alors, y z'ont oublié la p'tite ?..."  "- Mais non, les grosses cloches n'ont pas oublié la p'tite : elle est trop petite pour pouvoir voler jusqu'à Rome et puis revenir avec leur chargement d'oeufs de Pâques ! La p'tite, elle garde le clocher pendant ce temps-là ! "-Ah bon !..."  Il en sait des choses le Tonton !...

Et pendant le voyage des cloches, et pendant les processions des Térettes dans les rues du village, il y avait une certaine activité dans les cuisines. Si on admettait de présenter des oeufs en chocolat pour le dimanche de Pâques, dans nos campagnes on avait à notre disposition des oeufs de poules qui étaient dignes de cotoyer les friandises en chocolat. Les oeufs frais étaient convertis en oeufs durs comestibles plus longtemps et moins fragiles que les oeufs frais, et par des teintures miraculeuses, mais tout ce qu'il y a de plus naturelles, devenaient bruns, roses, violets... De quoi rêver! Le Samedi, l'Angélus du soir sonnait le retour des cloches et la Résurection que l'on fêterait plus largement le Dimanche de Pâques. L'occasion pour les "Téretteurs et Téretteuses" de passer dans les maisons pour recevoir le fruit de leurs prestations. Déjà les oeufs durs teintés leur étaient largement offert et appréciés comme il convient.

Et le Dimanche pascal, après la cérémonie religieuse, il y avait la distribution d'un oeuf en sucre par jeune ayant assisté à la messe. Cette distribution généreuse était assurée par Mademoiselle Anna Elisabeth MANGIN, la bienfaitrice de la paroisse que l'on ne doit jamais oublier.

Et après, c'était la course dans les jardins où il y avait des oeufs bien cachés, des oeufs en chocolat ceux-là, et puis aussi des "oeufs de poule de couleur !"

Les Térettes d'antan ne doivent pas nous faire oublier les braves Térettes d'aujourd'hui et souhaitons bienvenue aux Térettes à Venir... Demain.

Jean SPAITE - Avril 2010

samedi, février 14 2009

L'Eglise Saint Pierre

L'église de notre village a pour Saint Patronage : SAINT PIERRE et plus précisément Saint Pierre AUX liens. Cette appellation se retrouve aussi sous la forme de Saint Pierre ES liens ou Saint Pierre EZ liens. Il s'agit toujours du même St Pierre apôtre qui est vénéré le 29 Juin (en 1888 la St Pierre se situait le 1er Août). Pourquoi cette indication de"liens"?   Les liens représentent les 2 chaînes dont St Pierre fut chargé : Celle de JERUSALEM, apportée à ROME, et celle de ROME, dans la prison MAMERTINE où St Pierre se trouvait. Quand on les rapprocha l'une de l'autre, les 2 chaînes se soudèrent miraculeusement. On trouve-là le symbole de l'union intime qui soude JERUSALEM où le CHRIST a vécu sa passion, et  ROME siège du Premier Chef de l'église: St PIERRE.

Si dans les dédicaces des églises de notre pays lorrain, on trouve de nombreuses paroisses patronnées par St PIERRE, on en trouve même associées à St PAUL, St SYLVESTRE, St URBAIN, sans oublier St PIERRE FOURIER, les églises relevant de St PIERRE AUX LIENS sont moins fréquentes. Sur l'arrondissement de LUNEVILLE, on en trouve 5, soit :

     1- PARROY         (canton de ARRACOURT)    St Pierre ES liens
     2- LACHAPELLE  (      "          BACCARAT )             "      ES   "
     3- PEXONNE      (      "          BADONVILLER)          "      ES   "
     4- FREMENIL      (      "          BLAMONT  )              "     AUX  "
     5- GIRIVILLER     (      "          GERBEVILLER)           "     AUX  "
 
Dans l'église de FREMENIL, on peut admirer, derrière le maître-autel, en arrière plan, une toile peinte représentant St PIERRE, patron de la paroisse montant au ciel entouré d'angelots bienveillants. L'encadrement en bois sculpté, doré, est rehaussé de glaces biseautées. L'ensemble mesure 3,60 m de hauteur sur 1,50 m de largeur. 



Ce tableau, comme tout le mobilier du choeur de l'église a été classé au titre de mobilier historique le 23 Septembre 1981. Au cours de la seconde guerre mondiale, l'église avait souffert notamment ses vitraux détruits et le tableau représentant St PIERRE n'avait pas été épargné.  Le Service Départemental des Monuments Historiques, après constat sur place avait décidé de la nécessité d'une réfection de l'oeuvre. Cette décision avait fait l'objet d'une délibération du Conseil Municipal du 28 Février 1977.
        
L'estimation des travaux avait l'objet d'un devis présenté par Mr Jean-Louis AURAT, Inspecteur des Monuments Historiques  pour un montant de 17.710 F. La commune de FREMENIL s'engageait pour une participation de 20 % soit 3.540 F. Le marché des travaux a été passé le 13 Octobre 1977 avec Mr. Maxime CHIQUET, sculpteur à ALLIANCELLES (51250 SERMAIZE les BAINS).

La restauration terminée, le tableau fut livré par un transporteur à l'église de FREMENIL au cours de l'année suivante.  Le Maire, Yves ADAM et son Conseil furent heureux de retrouver leur "St PIERRE". Mais le transport ne comprenait pas la mise en place. Il fut décidé de procéder en local à la réinstallation du tableau. Y ont participé, outre le Maire, quelques autres bonnes volontés montées sur des échelles. Mais on ne s'improvise pas dans ce genre de travail délicat que consiste la mise en place d'un tableau d'un poids respectable, de dimensions généreuses et, surtout, d'une relative fragilité (toile peinte, glaces ouvragées). Au cours de la délicate opération, le tableau s'inclina vers l'avant et vint heurter les grands cierges du maître-autel occasionnant des blessures encore visibles aujourd'hui. Néanmoins le tableau fut réinstallé en l'état et garda ses blessures. Cet épisode sur la remise en place du tableau de St PIERRE m'a été rapporté par Yves ADAM lui-même.


Moralité :  Une oeuvre d'art doit être manipulée par des spécialistes équipés en conséquence. Ce travail délicat doit être confié à des hommes de l'art. Ce qui n'empêche pas d'admirer la représentation de St PIERRE et de lui adresser librement nos prières.
                                                                                        

                 Amen....
 

                                                                                     J.S. Décembre 2008

lundi, septembre 1 2008

Notre Dame de la Bonne Fontaine

17.02.2009 - Share on Ovi
La Chapelle "Notre-Dame de la Bonne Fontaine" se situe sur le territoire de Domjevin. Elle est toutefois un lieu de pélerinage depuis des siècles pour toutes les populations alentour. Ayant eu l'occasion d'accéder à un petit opuscule édité en 1912 par le curé de Domjevin, et intitulé "Souvenir de la Bonne Fontaine", j'ai souhaité en faire bénéficier les visiteurs du site fremenil.com, comme un témoignage de la piété de nos villages et aussi comme une invitation à (re)-découvir ce petit coin de Lorraine.

Lire la suite...

vendredi, juin 23 2006

Ouvrage sur les "Saints Patronages et Sobriquets dans l'arrondissement de Lunéville"

  • Encore un ouvrage sur notre village et l'arrondissement de Lunéville. Edité à compte d'auteur en 1999 par Jean SPAITE, ce livre s'intitule "Etude sur le Saint Patronage, les appellations officielles et les Sobriquets dans les villages de la Meurthe et Moselle (Arrondissement de Lunéville).
  • J'emprunte à l'auteur (que je connais bien ;-) la description suivante :
    Pourquoi un tel ouvrage ?
    • Faire connaître les sobriquets (surnom des habitants) de l'arrondissement de Lunéville. Etude portant sur 164 communes.
    • Rappeler l'évolution des noms de village pour arriver à l'appellation actuelle.
    • A la faveur de cette étude, découvrir les Patronages et dédicaces des paroisses de chaque village.
    • Par voie de conséquence, participer à la conservation d'un patrimoine régional.
    • L'évocation des villages et hameaux disparus notamment à la suite de la Guerre de Trente Ans peut constituer une découverte pour certains lecteurs.
  • Afin de vous faire une idée plus précise du contenu de ce livre, vous trouverez çi-dessous (avec l'autorisation de l'auteur) la page concernant Fréménil.
  • Cet ouvrage est disponible auprès de l'auteur au prix de 15 Euros (frais de port en sus) : Jean SPAITE - 12 grande rue 54450 Fréménil (Tel: 03 83 72 28 01) ou par mail auprès du Webmaster (voir au bas de chaque page de ce site).

samedi, mars 25 2006

Eglise - L'intérieur

  • L’intérieur de l’église mérite un intérêt tout particulier :
  • La nef est séparée du chœur par une ouverture en anse de panier. Le chœur, ceinturé par un lambris en bois, est éclairé par deux vitraux colorés évoquant St Pierre.
  • Le maître-autel est en marbre galbé et mouluré surmonté par le retable et le tabernacle.
  • Le retable et le tabernacle du maître-autel, en bois sculpté doré, datant du XVIIIe siècle sont très remarquables. Le tabernacle, dont la porte représente l’agneau pascal est surmonté d’un reposoir à baldaquin en bois sculpté doré de toute beauté. Il est orné d’un crucifix doré, C’est également l’emplacement réservé à l’ostensoir au cours des grandes cérémonies. De part et d’autre de la porte du tabernacle on notera deux niches latérales accueillant des statuettes dorées. Le retable est également surmonté de deux statuettes dorées. Six grands chandeliers dorés complètent l’ensemble.
    Notice de l'inventaire du Patrimoine (Fichier Mérimée)
  • En arrière plan, un tableau représente St. Pierre, patron de la paroisse, montant au ciel. L’encadrement en bois sculpté, doré, est rehaussé de glaces biseautées. Tout ce mobilier du chœur de l’église a été classé au titre de mobilier historique le 23 Septembre 1981.
    Notice de l'inventaire du Patrimoine (Fichier Mérimée)
  • Une porte située derrière le maître-autel, donne accès à la sacristie.
  • La table de communion, constituée par une grille en fer forgé rehaussé par des motifs dorés, peut séparer le chœur de la nef.
  • Deux autels latéraux du même style que le maître-autel, sont surmontés chacun d’une niche accueillant les statues dorées de St Pierre à droite et de la Ste Vierge à gauche.
  • La nef du type “grange” à plafond droit, avec un arrondi sur les murs latéraux.
  • Des fenêtres à plein cintre sont réservées dans les murs latéraux. La nef est éclairée par six vitraux décorés de symboles religieux.
  • Les murs latéraux sont ornés d’un chemin de croix sous la forme de tableaux peints avec encadrement en bois souligné d’un large filet doré. La partie supérieure arrondie est surmontée d’une croix.
  • De part et d’autre de l’allée centrale unique sont alignés des bancs à dossier en bois.
  • La plus belle pièce est sans conteste la merveilleuse chaire du XVIII° siècle(1770-1790). La caisse à parois en bossage ornées de personnages taillés en plein bois. Les guirlandes sculptées sont d’une remarquable finesse. Le ciel est surmonté par un ange soutenant les tables de la loi et désignant les cieux. Toute une règle de vie est ainsi évoquée : Qui veut la récompense éternelle doit se conformer à la loi divine.
  • La chaire a été classée au titre de mobilier historique le 22 Juillet 1983.
    Notice de l'inventaire du patrimoine (Fichier Mérimée)
  • Au fond de l’église, côté gauche, on trouve les fonts baptismaux, une belle vasque de marbre posée sur une colonne.
  • Un crucifix en bois peint de grandes dimensions est accroché au mur au dessus des fonts baptismaux. Une petite statue de Jeanne d'Arc, Sainte Lorraine, veille sur les lieux.
  • Côté droit un confessionnal en bois offre peu d’intérêt.
  • De part et d’autre de la porte d’entrée, des bénitiers en marbre sont scellés au mur.
  • Pour mémoire, on se souviendra :
    • Du lustre central en cristal de Baccarat qui a été détruit pendant la guerre 1939-1945, plus exactement en 1944 quand FREMENIL a été évacué par les allemands. ainsi que de deux suspensions en cuivre. Ces différentes pièces, ainsi que toutes les statues posées sur socle qui ornent la nef et le chœur, ont été offertes par Mademoiselle Marie-Elisabeth-Anna MENGIN qui fit tant de bien pour les églises de FREMENIL, de DOMJEVIN et la chapelle de N.D. de la Bonne Fontaine. Les Fréménilois, tout particulièrement, se doivent d’être fidèles au souvenir de Mlle MENGIN, de même qu’à ses parents qui marquèrent de leurs bien­faits leur passage sur cette terre lorraine.
    • Un tableau de grandes dimensions surmontait la porte d’entrée de la nef. Il était très sombre, encadré en bois noir. Le sujet religieux qu’il représentait n’est pas resté dans les mémoires. Un jour il dut être dépendu. C’était son dernier jour car il s’effondra littéralement : la toile partant en poussière et le cadre vermoulu faisant de même .... Dommage qu’il ne reste même pas une photographie de ce tableau.

Eglise - Le clocher

  • C’est certainement l’élément architectural le plus ancien.
  • Tour carrée à trois étages, elle est coiffée d’un toit à quatre pans surmonté d’une belle croix en fer forgé et d’un coq girouette. La tour a, au cours des ans, été renforcée par des tirants métalliques terminés par des croisillons en acier formant ancrage. On accède aux différents étages par un escalier. Le second étage abritait le mécanisme de l’horloge. Le troisième étage abrite les trois cloches. Depuis Mai 1965 les trois cloches ont été électrifiées. Le mouvement mécanique de l’horloge a été déposé en Juin 1978 pour faire place à un mouvement totalement électrique adapté à la sonnerie des cloches. Ce travail a été réalisé par les Ets DIDELOT de SARREBOURG.
  • Faisons connaissance avec les cloches de notre église :
    • La plus grosse, date de 1896, baptisée Marie-Elisabeth, a pour parrain Jean-Joseph-Félix ADAM, et pour marraine Marie-Elisabeth-Anna MENGIN.
    • La moyenne, date de 1845, baptisée Marie-Madeleine, a pour parrain Eugène-Nicolas ROUSSEL, et pour marraine Marie-Madeleine MANONVILLER
    • La petite, date également de 1845, baptisée Marie-Barbe, a pour parrain Jean-Joseph CHATELAT, et pour marraine Marie-Barbe ADAM.
  • Pendant la guerre 1914-1918, et on peut penser qu’il en a été de même pendant tous les conflits, notre clocher a servi de poste d’observation du front tout proche (BLEMEREY, VEHO).

Eglise - Présentation générale

  • L’église de FREMENIL est un édifice simple mais bien proportionné composé d’une nef type “grange” accolée à une tour carrée à étages coiffée d’un toit à quatre pans. Le clocher est trapu. On avance pour l’église la date de 1766, année du décès de notre dernier Duc, Stanislas "Le Bienfaisant", et du rattachement du Duché de Lorraine à la France.
  • Effectivement l’église à été reconstruite a cette date avec l’aide des Révérends Pères Bénédictins de SENONES et achevée entièrement début Octobre 1766. La bénédiction du Saint lieu a été célébrée le 30 Octobre 1766. La fondation de l’église est largement antérieure à cette date. Le lieu du culte a dû accompagner la création du village.
  • Vers 1630 la Lorraine se trouve entraînée dans la guerre de 30 ans et connaît une période cruelle de destructions, d’occupations étrangères, d’exactions de toutes sortes et de dépopulation conséquence des guerres, des famines et de la peste. C’est donc vraisemblablement au cours de cette sinistre période que l’église primitive a été fortement endommagée sinon détruite nécessitant sa reconstruction en 1766.
  • C’est autour de l’église que les habitants de FREMENIL étaient enterrés jusqu’en 1887, date à laquelle correspond l’ouverture du cimetière actuel situé sur la route d’Ogéviller au lieu-dit “le Camp”. L’ancien cimetière entourant l’église est aujourd’hui dégarni de ses tombes dont la dernière a été déposée peu avant la dernière guerre 1939-1945.
  • Témoignage de ce lieu de l’ultime repos, le calvaire en pierre du mur d’enceinte de l’église avec une Piéta en soubassement. Sur le fût de la croix, une inscription latine “Réquiescant in pace Amen” — qu’ils reposent dans la paix, Amen - et une date 1705. Rappelons que naguère, de part et d’autre de l’escalier d’accès à l’église, deux beaux tilleuls formaient une garde accueillante.
  • Une maison existait tout près de l’église. Pendant la guerre 1939-1945, les restrictions de carburant étaient telles que le boulanger ne pouvait plus faire sa tournée automobile. Le pain était acheminé au village et la distribution était faite dans cette maison. Fortement endommagée à la libération, réduisant d’autre part la largeur de la route à cet endroit, la démolition de cet immeuble fut effective en 1946.
  • La présence de l’abri-bus du XXe siècle contre l’église, bien que d’une utilité certaine créé une note discordante dans un équilibre architectural. Dommage car nos grands-pères savaient construire avec une réelle harmonie.

page 2 de 2 -