Fréménil, un village lorrain

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot-clé - religion

Fil des billets - Fil des commentaires

jeudi, mai 2 2019

L'incendie de Notre Dame de Paris... et nous

C’était le 15 Avril 2019, un incendie d’une grande violence a ravagé la cathédrale Notre Dame de Paris causant un véritable désastre. Spontanément la France, et le monde entier participe financièrement à la réparation de ce chantier de reconstruction. Parallèlement, les instances sécuritaires nationales ont évoqué un examen sérieux de l’application des normes de prévention des incendies dans tous les monuments.

Toute proportion gardée, en local, nous ne sommes pas en face d’un monument de l’importance de Notre Dame de Paris , mais pourtant notre église St Pierre aux liens abrite du mobilier classé Monument Historique et mérite une attention particulière.Depuis Février 2014, l’installation du chauffage électrique rayonnant a été réalisé par l’entreprise ALIZON 54540 Badonviller ( montant 4375 Euros HT)

Outre l’installation d’une rampe de radiateur de chauffage de 2000 W supportée par deux équerres métalliques fixées de part et d’autre du couronnement de la chaire à prêcher datant du XVIIIe siècle, classée monument historique, et venant rompre l’esthétisme de l’ensemble sculpté, nous constatons l'existence de trois rampes de chauffage de 2000 W positionnées entre les tableaux peints des stations de chemin de croix dans la proximité immédiate des croix en bois desdits tableaux. Il s’agit-là un risque d’incendie déjà signalé à la DRAC de METZ le 31 Mars 2014..

CheminCroixChauffage_1905.jpg

L’incendie dramatique de Notre Dame de Paris constitue un rappel ,à la vigilance et impose une application scrupuleuse des normes de prévention des incendies.Espérons en une prise en compte rapide du problème par les instances responsables de cette sécurité.

Jean SPAITE   Mai 2019

lundi, mars 25 2019

Les sobriquets

Le Vendredi 23 Juin 2006 nous avions publié un billet concernant l’ouvrage “Le SAINT PATRONAGE, les appellations officielles et les SOBRIQUETS  dans les villages de la Meurthe et Moselle (Arrondissement de Lunéville)“

Cet ouvrage que j'avais édité à compte d'auteur en 1999 nous donne les sobriquets (surnom des habitants) des villages étudiés du secteur Lunévillois. L’étude portait sur 164 communes et nous rappelle l’évolution des noms des villages pour arriver à l’appellation actuelle. Elle nous fait également découvrir les Patronages et dédicaces des paroisses de chaque village. Ce livre  de 248 pages (format 150X210) protégées par une couverture illustrée glacée, participe à la conservation d’un patrimoine régional. Précisons que cet ouvrage avait été présenté au salon du Livre sur la Place de 1999 et qu’il est toujours disponible (voir ci-après). Il n’est pas trop tard pour vous le procurer.

Sobriquet1.jpg

Récemment, nous avons eu la bonne surprise d’être contacté par Mr Christian HERBE qui a réalisé des recherches du même ordre mais uniquement sur les SOBRIQUETS, et son travail couvre par contre un plus grand territoire puisqu’il va chercher les sobriquets en Moselle, en Meurthe et Moselle, en Meuse et dans les Vosges. Travail très important qu’il faut saluer, disponible uniquement sur son site internet en cliquant ici.

Avis donc aux internautes amateurs de l’Histoire de la Lorraine qui seraient intéressés par ces sobriquets à découvrir sur le site annoncé ci-avant.  

PS : Le livre “Etude sur le SAINT PATRONAGE, les appellations officielles et les SOBRIQUETS dans les villages de la Meurthe et Moselle (Arrondissement de Lunéville)“ est disponible chez Mr Jean SPAITE 29 Rue César Franck 54500 VANDOEUVRE  , Prix 15,00 Euros + port 9,00 Euros.

Jean Spaite - Mars 2019

mercredi, mai 23 2018

La basilique de Saint Nicolas de Port

Basilique_Saint_Nicolas_de_Port.jpgL'Est Républicain du 23/03/2018, sous le titre :  "Saint Nicolas de Port, la basilique dans Le Pèlerin", nous signale la parution d'un dossier spécial consacré à 12 lieux exceptionnels situés en France pour comprendre l'art sacré, sous la forme d'un numéro hors série du "Pèlerin".

Parmi ces différents lieux, nous trouvons en bonne place la basilique de Saint Nicolas de Port dédiée au Saint Patron des Lorrains. Elle mérite d'être connue par les habitants de la province.

Ce numéro hors série du "Pèlerin" donne une meilleure connaissance de l'édifice religieux qui, ne l'oublions pas, a bénéficié d'une donation importante permettant la rénovation du célèbre monument depuis les USA grâce à Madame Camille COUE-FRIEDMAN.

Le gros avantage de ce dossier est de présenter de belles photos illustrant des textes sur l'historique de la construction de la basilique, son architecture et ses spécificités. Soulignons la publication d'un plan en 3 dimensions du bâtiment religieux permettant une découverte précise de l'édifice.

Si vous voulez parfaire votre connaissance de la basilique de Saint Nicolas et posséder ce dossier de référence dans votre bibliothèque prenez contact avec votre libraire ou découvrez-le en ligne : Librairie le Pèlerin

Le Pèlerin - Bayard Presse TSA 7008 - 59714  LILLE Cedex 9
12 lieux exceptionnels pour comprendre l'Art Sacré
Prix 7,95 Euros (Port offert)
Format 210x271 - 100 pages.

Pour information, voici les 12 lieux à découvrir dans ce numéro hors-série édité par " Le Pèlerin" :

  • L'oratoire de Théodulphe   à GERMIGNY des Près
  • L'église St Philibert     de TOURNUS
  • L'abbaye cistercienne     de THORONNET
  • L'église St Urbain        de TROYES
  • La basilique St Nicolas   de St NICOLAS de Port
  • L'église St Pierre        d' ASSIER
  • Le monastère des Récollets à SAORGE
  • La basilique de Fourvière  à LYON
  • L'église ND de toute grâce au plateau d'ASSY
  • La Grande mosquée                de PARIS 
  • La cathédrale orthodoxe   de NICE
  • Le temple                 de MONTBELIARD
  • La synagogue              de CAVAILLON 

Jean  SPAITE   Mai 2018

dimanche, mai 6 2018

Le voeu de la Paroisse

Dans le cadre des "incroyables histoires de la Meurthe et Moselle", l'Est Républicain du Dimanche 29 Avril 2018 nous rapporte un événement qui se déroule il y a100 ans à DIEULOUARD (54) ancien site de SCARPONE.

A cette époque, c'est l'abbé Gustave CLANCHÉ qui est le curé du lieu depuis le 15 Août 1908.

L'église de style gothique est dédiée à Saint Sébastien.

Eglise_Dieulouard.jpg

La commune de DIEULOUARD, 2.397 habitants en 1906, située sur la rive gauche de la Moselle, entre NANCY au Sud à 24 Km. et PONT à MOUSSON au Nord à 7 Km., se trouve à proximité du front pendant la guerre 1914-1918. Les batailles qui s'y déroulent, occasionnant des tragédies, se traduisent par une angoisse pour le prêtre Gustave CLANCHÉ qui fait un vœu en promettant de construire un monument en l'honneur de la Vierge si DIEULOUARD est épargnée pendant la guerre.

Dans la nuit du 17 au 18 Février 1918, la commune se trouve la cible d'une attaque aérienne allemande et l'église du lieu reçoit deux torpilles à ailettes, calibre 240 pesant 130 Kg. chacune, qui tombent sur l'édifice en traversant la voûte et, MIRACULEUSEMENT n'éclatent pas. Il aurait suffi qu'une seule bombe éclate pour faire exploser l'église.

Le vœu du curé CLANCHÉ est exaucé.

Dés le lendemain, suivant son engagement, il s'emploie à recueillir les fonds pour réaliser la chapelle monument aux morts Notre Dame des Airs qui domine DIEULOUARD depuis la falaise située au Nord de la commune.

Chapelle_Notre_Dame_des_Airs_Dieulouard.jpg

Les voyageurs empruntant la ligne SNCF NANCY-METZ peuvent voir et saluer la Vierge qui a miraculeusement sauvé l'église du lieu il y a 100 ans.

La statue haute de 3 mètres est un signal pour toute la belle vallée de la Moselle.

Depuis 2016, les torpilles allemandes rendues inoffensives ont été classées en ex-voto et sont conservées dans l'église fixées à 2 piliers de la  nef.

Torpille_eglise_Dieulouard.jpg

Ainsi la chapelle Notre Dame des Airs est le monument aux morts de DIEULOUARD.

Nous ne pouvons que faire un rapprochement avec NOTRE commune FREMENIL, pourtant toute proche du front de Lorraine pendant la guerre 1914-1918 (3 Km. à vol d'oiseau) qui a eu le rôle de 1er village à l'arrière de ce front dont la population restée sur place accueillait les poilus avec générosité, soignant les blessés, abritant les hommes comme le matériel; et dans cette position dangereuse, malgré les bombardements a été relativement préservée.

Le 17 Mars 1918, la paroisse émet le vœu d'élever un calvaire devant le cimetière local si le village est épargné par une fin des hostilités. Ce vœu est exaucé le 11 Novembre de la même année et le calvaire deviendra le monument aux morts de la commune.

Fremenil_Monument_aux_Morts_02.jpgFremenil_Monument_aux_Morts_01.jpg

Ayons une pensée reconnaissante pour ces victimes qui ont donné leur vie pour la Patrie.

Le monument aux morts local constitue un rappel durable de ces tragiques événements. Il mérite le respect.

COMPLEMENT :

Nous avons maintes fois évoqué la présence sur notre commune de deux monuments datant de la guerre 1914-1918, à savoir les blockhaus EST et OUEST.

Ces édifices historiques demandent une mise en valeur précisément au moment du centenaire du premier conflit mondiale que l'on célèbre par ailleurs avec force festivités.  

ICI, on oublie ...  

Le blockhaus OUEST a eu droit à un petit panneau rappelant son existence, mais oubliant une rénovation réalisable pourtant avec un peu de bonne volonté.

A l'EST, l'ouvrage bétonné sombre dans le plus grand oubli, sous une végétation abondante, l'apport déplorable de déchets les plus divers, et...sans réaction de la part des vivants d'aujourd'hui !!  Il mérite d'être sauvé de l'abandon.

Les Poilus, nos aînés, qui de leurs mains, il y a un siècle, ont construits ces ouvrages, appellent "AU SECOURS"...

Et si des bénévoles répondaient à leur appel ?

Des scouts par exemple, ou des jeunes s'attelant à un chantier d'été ?

Pourquoi pas...

Formulons le VOEU, et attendons le MIRACLE...

Jean  SPAITE  Mai 2018

mercredi, mai 2 2018

Au temps des Terrettes

CrecelleSous le titre "Les bruands renouent avec la tradition", l'Est Républicain du 05/04/2018 nous rapporte qu'à BENNEY (54), les jours précédents Pâques les cloches de l'église étant parties à ROME ont été remplacées par "les bruands" autre nom des crécelles. La tradition est ainsi respectée avec fidélité. Rendons hommage aux gens de BENNEY, petits et grands, qui perpétuent cette coutume pascale.

On ne peut que regretter que chez nous, "les terrettes se sont tues" depuis 2011.  

Voir nos articles :

Il suffirait sans doute d'un peu de bonne volonté pour entraîner la population jeune (qui est ici importante) à renouer avec la tradition.

"Si seulement Les terrettes pouvaient ne plus rester muettes".

Jean SPAITE  Avril 2018  

lundi, novembre 13 2017

Première messe à Fréménil par le Père Clément Calvin YON

cureYon171022.jpgLe Samedi 11 Novembre 2017 une cérémonie religieuse s'est déroulée à Fréménil en l'église St Pierre aux liens, présidée par le nouveau prêtre Clément Calvin YON de la paroisse St François du Blamontois.

Pour notre petite église il s'agissait de la première messe en notre clocher depuis le départ en retraite du Père Claude HUMBERT et avec un cérémonial tout particulier puisqu'il s'agissait également de l'anniversaire de l'armistice de la première guerre mondiale.

L'Association des Anciens Combattants du Secteur du Blamontois avait présenté une délégation d'anciens combattants et médaillés militaires accompagnée de cinq porte-drapeaux.  Ce rappel patriotique a permis d'évoquer avec émotion le sacrifice de la génération qui nous a précédé et à qui nous devons être reconnaissant de pouvoir vivre en Paix aujourd'hui, même s'il a fallu affronter un second conflit mondial pour obtenir enfin une Paix durable. A 11H.11 exactement, les cloches de notre église ont salué ce jour historique dans un concert sonore auquel se sont joints en écho les clochers des alentours. Une belle façon de souligner cette commémoration inscrite dans l'Histoire de Notre France en lettres d'or mais également en lettres du sang des nombreuses victimes de ce conflit.

Rappelons que le Père Clément Calvin YON est né en 1976 à DOUALA au CAMEROUN et a été ordonné prêtre en 2013 à ADZOPE en COTE d'Ivoire. Le nouveau curé chargé du secteur du Blamontois, âgé de 41 ans, poursuit également ses études de droit canonique à l'Université Catholique de STRASBOURG. 

Il a reçu un accueil chaleureux de la part de ses paroissiens fréménilois, même si ce jour-là, le temps était particulièrement pluvieux.

Jean  SPAITE   Novembre 2017

Crédit photographique : Est Républicain du 26 Octobre 2017 - Installation du nouveau curé en l'église de Blâmont.

jeudi, octobre 26 2017

Départ en retraite de l'Abbé Claude Humbert

Cure_Humbert.jpgCuré de BLAMONT depuis 2006, l'Abbé Claude HUMBERT assurait la desserte de notre petite église "Saint Pierre aux liens" de FREMENIL et avait attiré immédiatement la sympathie des paroissiens. Il avait succédé à l'Abbé Charles BAILLY admis à prendre sa retraite et contraint a être hospitalisé.

Claude HUMBERT connaissait bien la région du Blamontois car il était né le 2 Septembre 1947 à BACCARAT. Après être entré dans la vie active à la célèbre cristallerie de BACCARAT, il reçoit l'appel de Dieu et il se dirige vers le sacerdoce.

Ordonné prêtre en 1980 à l'âge de 33 ans, on le retrouve en 1991 curé de JOLIVET à l'âge de 44 ans, en 2006 curé de BLAMONT à l'âge de 59 ans avec la desserte de plus de 20 clochers.

Il restera à BLAMONT jusque fin Octobre 2017, soit pendant 11 années pour prendre sa retraite avec l'accord de ses supérieurs à l'âge de 70 ans pour raison de santé.  Il résidera désormais à DENEUVRE à côté de BACCARAT sa ville natale. Nous lui souhaitons une bonne retraite et surtout une bonne santé.

L'Abbé Claude HUMBERT est remplacé par l'Abbé Clément Calvin YON auquel nous souhaitons la bienvenue.

Jean SPAITE   Octobre 2017

Crédit photographique : La photo de l'Abbé Humbert provient du site "Jolivet, petit village lorrain"

dimanche, juin 25 2017

Décés de l'abbé Charles Bailly

Cure_Bailly.jpgNotre église est en deuil : L'abbé Charles BAILLY nous a quittés.

Pendant 32 ans il a fait partie des personnages marquants de notre commune. Le curé du village, c'était lui.

Charles BAILLY est né le 17 Février 1926 à EINVAUX (54) petite commune proche de BAYON dans le Saintois. C'est en 1951 qu'il est ordonné prêtre et vicaire à TOUL. Il exercera successivement à BRIN sur SEILLE puis à BELLEAU pour arriver le 17 Juillet 1977 à la cure de DOMJEVIN où il restera jusque fin Décembre 2009.

Formé à la Communauté du PRADO, il devient aumônier des mouvements d'action catholique en monde rural pour le Lunévillois (ACE,MRJC,CMR). Il occupe le presbytère de DOMJEVIN avec ses deux soeurs Marthe et Cécile, et va se dévouer sans compter à ses paroissiens de six villages environnants.

Exemple de charité, il accueille en son foyer deux jeunes fragilisés par la vie dont il assure l'éducation complète avec générosité. D'un contact très simple et d'une grande bonté, il savait se mettre à la portée des gens dont beaucoup l'appelait par son prénom. Jusqu'au bout, il se voudra au service des autres.

C'est en Décembre 2009, à l'âge de 83 ans, qu'il accepte de prendre sa retraite, car il est contraint d'être hospitalisé.  A partir de 2010, sa vie va se poursuivre à la maison de retraite médicalisée de CIREY sur VEZOUZE où il continue son ministère de prêtre, mais d'une manière limitée due à sa condition physique et à son âge.  Très souvent, il s'informe de ses anciens paroissiens et de leur devenir. De leur côté, ceux-ci ne l'oublie pas.

C'est avec tristesse qu'ils ont appris le décés de l'Abbé Charles BAILLY le 9 Juin 2017 à l'âge de 91 ans.

Ses obséques ont été célébrées le 13 Juin 2017 en l'église de DOMJEVIN qui lui était si familière devant une nombreuse assistance.  Il repose au cimetière du Sud de NANCY dans le secteur réservé aux prêtres défunts du diocèse.

Ayons une pensée émue pour ce prêtre, homme de Dieu, qui s'est tant dévoué pour ses frères les hommes.

Jean  SPAITE   Juin 2017

dimanche, mai 21 2017

Les vitraux de l'église

Nous avons eu l'occasion d'évoquer l'histoire de notre église Saint Pierre aux liens. (voir nos articles "Notre Eglise" et "Eglise , présentation générale")

Nous avons détaillé les descriptions du tableau exceptionnel de St Pierre, du maître-autel ainsi que de la splendide chaire à prêcher du XVIIIe siècle, classés monuments historiques. Mais il est bon de découvrir les vitraux qui habillent les baies latérales à ouverture romaine en plein cintre.

Ces différentes œuvres d'art sont le fruit du travail du peintre-verrier lorrain BENOIT.  Les vitraux actuels datent d'après la seconde guerre mondiale, car les bombardements allemands des 6, 7 et 8 Novembre 1944 sur le quartier centre du village, même s'ils n'ont pas touchés directement l'église, ont occasionnés la destruction totale des vitraux existants par déflagration.

Déjà après la première guerre mondiale, l'ensemble des vitraux de l'église après destruction avaient fait l'objet d'une reconstruction que l'on peut situer vers 1920.  On peut constater qu'entre les deux conflits, la durée de vie des vitraux aura été à peine d'un quart de siècle.

Pour l'histoire locale, rappelons qu'après le second conflit, la rentrée des habitants, qui avaient été évacués de force par l'armée allemande, ont pu retourner à leurs maisons très endommagées par les bombardements et les pillages. La pauvre église encore debout était vouée aux courants d'air avec ses fenêtres démunies de vitraux. Un nettoyage de grande ampleur avait été nécessaire. La commune, propriétaire des lieux, a demandé les dommages de guerre au gouvernement pour réparer les dégâts.

Souvenons-nous que pendant cette période où le bâtiment cultuel n'était pas disponible, Mlle Marie-Elisabeth-Anna MENGIN avait créé dans son grenier une chapelle provisoire pour permettre les célébrations habituelles.

Rappelons que les vitraux dans une église viennent équiper les fenêtres, plus exactement les baies, apportant l'éclairage naturel à l'intérieur de l'édifice. Outre ce rôle d'éclairage, le vitrage constitue un isolement contre le froid notamment; mais le vitrage est aussi un support au dessin coloré qui peut se résumer à des motifs symboliques mais surtout en une page d'histoire divine ou du saint patronage du lieu. C'est une façon simplifiée de faire connaître, loin des longs discours, la vie d'un saint.  C'est un livre d'images à la portée de tous.

Vitraux_Eglise_Fremenil_Schema_descriptif.jpg
Découvrons plus en détail les vitraux de notre église.

Les vitraux avec illustration de personnages sont situés de part et d'autre du choeur:

  • Baie latérale Côté EST :
    Le vitrail très en couleur évoquant "La Remise des clefs à St Pierre", d'une manière solennelle avec deux personnages dont St Pierre acceptant la charge de son nouveau rôle de Chef de l’Église terrestre.
  • Baie latérale Côté OUEST :
    Nous trouvons le tableau "St Pierre est libéré de ses chaînes" avec deux personnages : St Pierre et l'ange libérateur dans un décor évocateur de chaînes et de liens. Les liens représentent les deux chaînes dont St Pierre est chargé : celle de JERUSALEM apportée à ROME, et celle de ROME dans la prison MAMERTINE où St Pierre se trouvait. Quand on les rapprocha l'une de l'autre, les deux chaînes se soudèrent miraculeusement. On trouve-là le symbole de l'union intime qui soude JERUSALEM où le Christ a vécu sa passion, et ROME siège du premier Chef de l’Église : St Pierre.

Vitrail_Remise_des_clefs_a_Saint_Pierre.jpg

Vitrail_Remise_Saint_Pierre_libere_de_ses_liens.jpg

Les vitraux avec motifs éclairent la nef au nombre total de six baies latérales (3 baies côté EST, 3 baies côté OUEST).

En entrant dans la nef depuis le porche d'entrée du clocher, nous trouvons côté EST les vitraux à motifs 1,2 et 3.

  1. Le pélican-            Le pélican qui déploie ses ailes pour protéger les siens.
  2. Le pain de vie-        Rappel de la multiplication des pains. On retrouve les pains dans une corbeille ainsi que des poissons.
  3. L'agneau -             Symbole de l'agneau pascal.
    En reprenant le chemin inverse dans la nef vers le clocher, nous trouvons côté OUEST les vitraux à motifs 4,5 et 6.
  4. La croix-              Symbole de la paix et de l'alpha et oméga: le début et la fin des temps.
  5. Le calice et l'hostie- Symbole de la cène du Jeudi Saint, de l'eucharistie.
  6. Le vaisseau-           Symbole du vaisseau de l'église du Christ voguant sur les eaux. Référence à la devise "Fluctuat nec nergitur" (Je flotte mais ne coule pas.)

Vitrail_1_Le_Pelican.jpg

Vitrail_2_Le_Pain_de_vie.jpg

Vitrail_3_L_agneau.jpg

Vitrail_4_La_Croix.jpg

Vitrail_5_Le_Calice_et_l_Hostie.jpg

Vitrail_6_Le_Vaisseau.jpg

L'examen détaillé de l'ensemble de ces vitraux nous amène a une découverte artistique précieuse de l'histoire de l'église peu connue de ses visiteurs. On ne doit pas ignorer cette richesse de l'art du vitrail présente dans notre église locale. Notons également que pour la protection de chaque vitrail proprement dit, une baie vitrée vient la doubler en extérieur, ainsi qu'un panneau grillagé en métal contre les méfaits de jets de projectiles.      

Rappelons que les vitraux des églises de notre région du Lunévillois ont souvent été renouvelés après la période du conflit 1939-1945 par suite des destructions. C'est ainsi que les peintres verriers lorrains ont été mis à contribution pour leur talent.  En différentes églises nous retrouvons des noms célèbres dans ce domaine bien spécial des artisans d'art du vitrail :  J. BENOIT,  JANIN,  BASSINOT,    Peintres Verriers à Nancy.

En découvrant les vitraux peu connus de notre église locale, il était bon de rappeler les noms de ces artistes qui ont réalisé un éclairage coloré de ces lieux de culte de notre région. C'est avec respect que je salue leur talent.

Jean  SPAITE   Mai 2017

jeudi, mars 16 2017

Soeur Marie Saint François, fidèle à son église

Soeur_Benoit_01.jpg Les anciens du village l'ont connue sous le nom de Madeleine BENOIT. Elle a passé toute son enfance à FREMENIL. Elle aimait beaucoup son village et particulièrement son église où elle avait eu la révélation de sa vocation religieuse. Oui, elle le savait, elle serait "Chère Sœur".

Elle quitte son village en 1951 à l'âge de 39 ans pour entrer au couvent de la Visitation à NANCY situé à la Cure d'Air Saint Antoine qui domine toute l'agglomération avec une vue magnifique sur les tours de la basilique de Saint Nicolas du Port et, à l'horizon, la ligne bleue des Vosges. Dans son livre de prières elle a précieusement rangé quelques photos de l'église de son enfance. Que de fois elle les a regardé, et elle a prié pour son village, pour son église.

En 1989 le couvent de la Visitation de NANCY quitte la Cure d'Air Saint Antoine pour se regrouper avec les Sœurs de la Visitation Sainte Marie dont le monastère se trouve au bord du lac Léman à THONON les Bains (74200 Haute Savoie). Soeur Marie Saint François au fil des ans va poursuivre sa vie religieuse faite de prière et de travail. Malgré la distance elle n'oublie pas sa Lorraine natale et retrouve avec émotion les photos de son église de FREMENIL.

C'est en 1995 qu'elle décède à l'âge de 89 ans. Elle est inhumée avec ses consœurs au cimetière du couvent.

Nous avons le privilège de conserver les photographies si souvent contemplées par Madeleine BENOIT, Sœur Marie Saint François de la Visitation, toujours en pensée avec son village, avec son église. C'est une bénédiction de vous faire partager ces documents souvenirs exceptionnels.

EgliseFremenilSoeurMarie01.jpgEgliseFremenilSoeurMarie02.jpgEgliseFremenilSoeurMarie03.jpg

EgliseFremenilSoeurMarie04.jpg

Ayons une pensée émue pour cette figure chrétienne, originaire de chez nous.

      PRIERE :

      Puisque le monde d'ici bas ne bouge pas
      concernant les travaux de rénovation de notre église,
      adressons-nous au-delà.
      Demandons humblement à "la petite Chère Sœur de chez nous",
      elle qui aimait tant la petite église de notre village,
      d'intervenir pour qu'ENFIN soit réalisée
      la remise en état du lieu.

      Pour mémoire, rappelons que cela concerne la toiture,
      les murs extérieurs et intérieurs, les trous et fissures au plafond,
      les réparations de la chaire à prêcher XVIIIe siècle ainsi
      que le tableau de St Pierre classés MH,
      le hall d'entrée sous le clocher,
      sans compter les multiples dégradations du local d'étage au dessus de la sacristie,
      la réfection des enduits extérieurs du clocher
      comme du reste de l'édifice communal.
      D'avance MERCI,
      AMEN.

 NOTA :
  1) Remercions Mme Annie HANRIAT (née BENOIT) de Pont à Mousson qui a eu la gentillesse de nous procurer les documents photos illustrant cet article.
 
  2) Voir également sur notre site les articles suivants:


Jean Spaite - Mars 2017

jeudi, février 23 2017

Le calvaire de l'église a fait peau neuve

CalvaireFremenil2017_01.jpg

Ca y est ! Ils l'ont fait !

C'est le Jeudi 16 Février 2017 que les ouvriers de l'équipe intercommunale ont procédé au nettoyage du calvaire de l'église dont la partie supérieure attendait une intervention bienvenue.

Certes, un premier travail avait été effectué manuellement par brossage en Mars 2016, concernant le socle de base et le fût du monument comprenant la Piéta sculptée "Vierge de Pitié" associée à la croix, unique exemple du canton de Blâmont. La croix latine nécessitant l'emploi d'une grande échelle était en attente de traitement.

La récente phase de travaux a été réalisée par l'utilisation d'un Karcher qui a repris la totalité de l'édifice mémoriel. On peut dire que le calvaire de l'église a fait peau neuve. Mais il laisse apparaître aujourd'hui dans la partie supérieure , des détériorations évidentes qu'il conviendra de traiter par un délicat colmatage pour assurer une bonne conservation de ce monument historique datant de 1705. Soyons vigilants pour nous assurer que cet ultime travail soit réalisé. 

A l'occasion de cette phase de remise en état, le Karcher a été opérationnel aussi pour nettoyer les marches de l'escalier d'entrée  de l'édifice religieux rendant plus propre l’accès à l'église.

CalvaireFremenil2017_02.jpgCalvaireFremenil2017_03.jpg
Voilà du bon travail qui cadre parfaitement avec l'embellissement de notre village.

Jean  SPAITE   Février 2017

NOTA:  Voir aussi nos articles : 

jeudi, décembre 1 2016

Saint Nicolas

SaintNicolasImageEpinal.jpgLe 6 Décembre de chaque année, nous fêtons la St Nicolas, le Saint Patron des Lorrains.
Nous avons en mémoire la comptine enfantine chantée bruyamment par les filles :

Saint Nicolas mon bon patron
Apporte-nous des macarons
Des dentelles pour les demoiselles
Des coups d'bâton pour les garçons !


Certes des dentelles pour les coquettes, mais aussi des mirabelles pour les gourmandes !
Et les garçons avaient toujours droit aux coups de bâton, les vilains, les pas gentils !!
Au fil des ans, ils deviennent grands les garçons, ils deviennent gentils et les filles alors les aiment, les garçons. O miracle de St Nicolas, le patron des fiancés !!!

Beaucoup plus sérieux, sacré, est le cantique chanté en la basilique de St Nicolas de Port en l'honneur du Bon St Nicolas le jour de sa fête. Vous pourrez vivre en direct si vous assistez à la procession avec le millier de Lorrains qui s'y sont rassemblés. A chaque reprise du refrain du cantique vous lèverez votre cierge, vous porterez vers le Ciel la flamme à la gloire du Saint Patron des Lorrains en chantant en chœur " St Nicolas ton crédit d'âge en âge..." A ce moment vous vous sentirez vraiment LORRAIN. 
ProcessionSaintNicolas.jpg

Le célèbre cantique est riche de 30 couplets.

Nous vous proposons les paroles du refrain qui, j'en suis sûr, vous fera revivre vos émotions de Lorrain, et (seulement ) trois couplets.

Bonne Fête de Saint Nicolas à tous.

Jean Spaite - Décembre 2016

Cantique de SAINT NICOLAS.
 
Refrain:
          St Nicolas ton crédit d'âge en âge
          A fait pleuvoir tes bienfaits souverains
          Viens couvre encore de ton doux patronage
          Tes vieux amis les enfants des lorrains.

Couplets:
      
          De tes bienfaits célébrons la mémoire
          Nous voulons tous à jamais te bénir
          Ce sanctuaire est empreint de ta gloire
          Il en redit l'immortel souvenir.


          O Saint Patron en tous lieux on t’honore
          Tu sais du Ciel apaiser le courroux
          Sur l'océan le matelot t'implore
          Et le captif te supplie à genoux.

          Viens nous bénir de ta main paternelle
          Garde en nos cœurs le dépôt de la foi
          Pour mériter la couronne éternelle
          O Saint Patron nous espérons en Toi.

Et pour ceux qui veulent voir et entendre cet hymne à Saint-Nicolas, voici un lien youtube (Mais vous en trouverez plein d'autres)

Crédit photographique :

La photo de la procession de Saint Nicolas provient du site La Lorraine d'Hier et d'Aujourd'hui

La gravure de Saint Nicolas est une Image d'Epinal

dimanche, octobre 30 2016

La JAC (Jeunesse Agricole Catholique) dans notre Lorraine

Sigle_JAC.jpgEn 1929 est né le mouvement JAC (Jeunesse Agricole Catholique) se donnant comme objectif l'union des jeunes catholiques en monde paysan qui, en ces années de première moitié du XXème siècle représentait une part importante de la population totale du pays (53,7 % en 1921 et 48 % en 1936). Pour information notons qu'en 1846 76 % de la population française était majoritairement rurale soit les 3/4 de la population totale et, en 1990 nous arrivons à un taux de 25,9 % soit le 1/4 de la population totale. En 2015, ce chiffre atteint à peine les 20 %. (Données Banque Mondiale)

Dans notre village à cette époque du siècle précédent, ils étaient nombreux garçons et filles a adhérer à ce mouvement catholique nouvellement créé qui touchait une génération de 18 à 36 ans. Les activités de la JAC visaient à l'information des jeunes dans leur métier avec la découverte de méthodes de culture, l'équipement agraire avec le modernisme à venir, la gestion des exploitations. Tout cela dans un esprit de fraternité catholique, de coopération et d'exigence du respect d'une profession menacée déjà par l'exode rurale.

C'est dans le village de MAIXE (54) à 7,5 Km au Nord-Ouest de LUNEVILLE et à 30 Km de NANCY que Charles JACQUES voit le jour le 16 Février 1900 dans une famille lorraine faisant partie du monde agricole. Il était d'une santé fragile et décide très tôt devenir prêtre. Il est ordonné le 12 Juillet 1925 à l'âge de 25 ans, le 22 Août de cette même année il est nommé vicaire à Ste Jeanne d'Arc à LUNEVILLE et le 12 Août 1926 il est désigné sous-directeur des Oeuvres Agricoles compte tenu de ses précieuses connaissances et de ses orientations du monde paysan.

Très sensible à la situation de la jeunesse dans un environnement rural qu'il connaît bien il décide de créer un mouvement d'inspiration religieuse pour épauler cette génération. Il va l'appeler JAC (Jeunesse Agricole Catholique) en jeu de mot avec son nom propre JACQUES. La JAC va rencontrer un succès certain dans nos villages lorrains à une époque où la pratique religieuse était particulièrement importante. C'était l'époque des Jacistes et des Semeuses qui tenaient tant à coeur de son fondateur. L'Abbé JACQUES va se dépenser sans compter pour cette jeunesse agricole qui lui est contemporaine.

"C'était un chef et un entraîneur. Quand on l'avait trouvé une fois sur sa route, on ne pouvait plus le quitter". ("En avant" - Mai 1939)

Il devient le premier aumonier diocésain de la JAC et cumule les fonctions dans les mouvements mutualistes :

  • Secrétaire général de l'ULSA (Union Lorraine des Syndicats Agricoles, présidé à l'époque par le Colonel LYAUTEY.
  • Secrétaire de la Caisse Lorraine d'Assurances Mutuelles Incendies.
  • Président de la Mutualité des Familles Lorraines.

Par ses talents littéraires on le retrouve, sous le pseudonyme de Jean DEMAY, écrivant des nouvelles paysannes (L'Oncle Alfred). Il publie un livre sur l'origine de la JAC en Meurthe et Moselle "Pour que la terre ne meure pas", et sous le titre "Les Heures Paysannes" il présente en 1933 un cycle sur la crise morale de l'agriculture.

Avec une vie hyper active, malgré une santé délicate, l'Abbé JACQUES remplit sa mission auprès d'un monde paysan qui aspire a être épaulé dans l'incertitude de l'avenir. Quelle belle figure que ce prêtre plein de dévouement qui s'éteint pieusement le 17 Mai 1939 à l'âge de 39 ans dans son village natal de MAIXE.
"Il vit venir la mort et l'attendit dans la paix de son coeur" (Sagesse).
Ne l'oublions pas.

Charles_Jacques.jpg
In fine, citons un extrait de ses propres écrits "Un mouvement de jeunesse paysanne" :

"Travailleurs aux mains calleuses, chrétiens à la foi simple et forte, saintes au sourire si doux, du haut du Paradis où vous avez trouvé la juste récompense de vos sacrifices obscurs et de vos vertus sublimes, priez pour vos fils et vos filles. Priez pour que la jeunesse paysanne qui monte à la vie, soit digne de continuer votre labeur et de remplir la noble mission qui lui est confiée : celle de garder au Christ"
"la belle France et la vaillante race française."   Abbé Charles JACQUES 1900-1939  Prêtre fondateur de la JAC.

Vous pouvez retrouver la tombe de l'Abbé JACQUES au cimetière communal de MAIXE.  Qu'il repose en Paix.

Jean SPAITE    Octobre 2016


NOTA:
  1. La JAC à partir de 1963 a été reprise par le MRJC (Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne)
  2. La Lorraine peut-elle être qualifiée de terre de vocations des mouvements de jeunesse chrètienne ?
    Rappelons qu'un enfant du Toulois a consacré sa vie aux jeunes travailleurs. Il s'agit de Georges GUERIN né à ECROUVES-GRANDMENIL (54) le 24 Octobre 1891, ordonné prêtre le 29 Juin 1925. Il est le fondateur de la JOC française en 1927 (Jeunesse Ouvrière Catholique).
    "La vie d'un jeune travailleur vaut plus que tout l'or du monde"
    L'Abbé Georges GUERIN est décédé le 15 Mars 1972 à l'âge de 80 ans.

Tombe_Charles_Jacques.jpg

lundi, août 15 2016

La croix près de l'église

Dans notre commune, on relève la présence de trois calvaires.

Le plus ancien, c'est "la Croix près de l'Eglise" qui date de 1705. C'est au cimetière actuel que l'on trouve les deux autres calvaires, à savoir "la Croix devant le Cimetière" qui est aussi le monument aux morts de la commune érigé en 1918,comme suite au voeu pieu de la paroisse de Fréménil, et "la Croix du Cimetière" proprement dit qui, située contre le mur Nord de la nécropole, présente une haute stature de pierre datant de la construction de la-dite nécropole en 1887.

Nous avons eu l'occasion de vous informer dans un précédent article de la rénovation complète de l'entrée de l'église ( voir les Nouvelles de Novembre 2015 : "Le portail de notre église vient de faire l'objet de travaux"). A quelques mètres du portail remis à neuf, se dresse le calvaire près de l'église dont la façade est dirigée vers la rue qui passe à ses pieds.
Eglise2014_03.jpg
Le monument est encastré dans le mur soutenant l'ancien cimetière qui entourait l'église jusqu'en 1887, date de l'ouverture du nouveau lieu de repos situé sur la route d'Ogéviller.  La partie basse encastrée qui constitue le socle de 1,05 m. de hauteur présente un cadre en grès gris dont les inscriptions portent des traces de martelage rendant la lecture impossible. La révolution a-t-elle marquée son passage ? (voir l'article "Notre église").

Le socle-même de ce monument est surmonté d'un fût de section carrée d'une hauteur de 2,00 m. dont la partie inférieure est ornée d'une Piéta sculptée en haut-relief de 0,80 m. de haut. La partie supérieure du fût vertical est ornée d'une palmette renversée sculptée sur chaque face. Un croisillon en croix latine de 1,20 m. de haut coiffe le fût vertical. Caché depuis si longtemps, on découvre aujourd'hui un motif circulaire au centre du croisillon. L'ensemble (fût + croix latine) mesure une hauteur de 3,20 m..La hauteur totale en comprenant le socle s'élève à 4,25 m. Sur le fût on relève les inscriptions "[R]equiescant in Pace-Amen-1705" (Traduction: Qu'ils reposent en Paix - Ainsi soit-il-1705). Des réparations cimentées apparaissent en plusieurs endroits traduisant des impacts, voire des brisures, conséquences des guerres.
Croix_Fremenil_Schema.jpg
L'ensemble, usé par les intempéries, recouvert d'une couche de mousse bien accrochée à la pierre, a nécessité un brossage long et énergique. Une attention toute spéciale a été accordée à la statue de la Piéta nous présentant la Sainte Vierge Marie soutenant son fils Jésus Christ. Rappelons que les "Vierges de Pitié" associées à une croix sont rares en Meurthe-et-Moselle, et la Piéta de Fréménil est l'unique exemple du canton de Blâmont. Raison éminente pour en assurer la préservation.

La remise en état du calvaire de Fréménil mérite d'être soulignée et doit inviter à poursuivre la rénovation du bâtiment cultuel tout proche qui attend de nombreuses interventions à venir.


Jean SPAITE   Avril 2016

Complément :

Eglise_Calvaire_1608_1.jpgEglise_Calvaire_1608_2.jpg

Nous avions réalisé le texte ci-avant en Avril 2016 au terme du travail conséquent de rénovation du socle et du fût du calvaire et comportant notamment la fixation d'une ferrure neuve reliant le fût au socle en assurant ainsi la sécurité du monument. Ce travail s'est déroulé en Mars 2016. Il restait à effectuer le travail de remise en état de la croix latine reposant sur le fût. L'exécution de cette étape finale nécessitait donc un travail en hauteur avec l'aide d'une grande échelle.

A ce jour, à notre grand regret, soit depuis cinq mois d'attente, cette phase terminale n'a pas eu lieu.

Espérons en une réalisation prochaine pour parfaire la rénovation de ce monument qui relève du patrimoine local.

Jean SPAITE   Août  2016

vendredi, avril 22 2016

Des pèlerinages...

Jakobs_Brueder-1568.pngOn se souvient qu'après la seconde guerre mondiale, la paix revenue, un groupe de Fréméniloises avait fait le pèlerinage à pied depuis notre village jusqu'à Notre Dame de Bonsecours à NANCY
Il y a quelques années, la presse régionale nous avait présenté Monsieur Claude ROBERT maire de la commune de VANDIERES (54121) qui avait réalisé la longue route du pèlerinage de Saint Jacques de COMPOSTELLE (Espagne) depuis la Lorraine.

Dans un monde où les Pèlerinages apparaissent souvent comme des exceptions, nous vous informons des événements suivants qui peuvent intéresser des marcheurs ( et aussi des croyants ) dans une ambiance de fraternité qui vous laissera un souvenir marquant.

  • 8 Mai 2016  -  38ème pélerinage de DOMREMY à VAUCOULEURS.
    Départ 8 H.30 devant l'église de DOMREMY.
    Bivouac la veille sur le plateau de Beauregard à MAXEY s/ Meuse.
    Organisation : Association "Pélerins de Lorraine".
  • 13,14 et 15 Mai 2016 - 32 ans de marche sur les routes du Pélerinage de chrétienté de PARIS à CHARTRES
    Organisation : Le Chapitre de Saint Sigisbert.
  • 15 Mai 2016          - Petit Pélerinage de LANEUVELOTTE à Saint NICOLAS de PORT pour la Saint Nicolas d'été.
    Départ 9 H. 30 au TREMBLOIS.
    Organisation : Jean-Marie CUNY Le Tremblois 54280 LANEUVELOTTE
    Contact : jmcuny@hotmail.fr

Voilà donc une invitation à prendre la route en marchant en compagnonnage.  Comme le disait au siècle passé Madeleine HOURDIAU la mémoire du village :  "Allez-y z'afants, allez-y don' tant qu'vous pouvez marcher, nem don ! "

Complément :Au moment d'éditer ce texte sur les Pèlerinages, on m'informe de ne pas oublier le Petit Pèlerinage de SIONVILLER à Notre Dame de la Bonne Fontaine à DOMJEVIN pour le 15 Aout. Discret, modeste, mais un exemple dans sa fidélité, il regroupe une dizaine de pèlerins qui, depuis de nombreuses années, marchent sur une distance de 19 Km. en parcourant un décor champêtre, évitant le plus possible les routes à grande circulation.
                        Renseignements : Gérard DARNOIS Auberge La Lorraine Buissonnière 5 Route de Croismare 54300 SIONVILLER
Le groupe de pèlerins de SIONVILLER ne demande qu'a s'étoffer pour parcourir ce cheminement marial qui mérite d'être connu.

BON PELERINAGE à TOUS.

Jean SPAITE      Avril 2016    

Crédit photographique : Wikimedia

samedi, janvier 16 2016

Sur ta Lorraine

Sur_Ta_Lorraine.jpgNous avons fait paraître récemment un article sur "Notre Dame de Bonsecours à travers la Lorraine en 1944". Nous mentionnions notamment que les pèlerins participant à ce parcours de village en village chantaient un cantique typiquement lorrain ayant pour titre " Sur ta Lorraine" . Après des recherches, nous avons la chance de vous présenter la partition de ce cantique créé en 1935 par Monseigneur Maurice KALTNECKER (1884-1959) pour la musique et l'Abbé Paul FILIPPI (1884-1969) pour les paroles. Cette présentation répond à la demande des personnes qui ont connu cet événement, lequel rappelle de nombreux souvenirs, mais également à des membres des nouvelles générations qui découvrent cette manifestation dont l'esprit religieux étonne dans notre monde d'aujourd'hui.

Jean SPAITE  Janvier 2016.

mercredi, décembre 16 2015

NOTRE DAME DE BONSECOURS à travers la Lorraine en 1944.

Nous sommes en Mai 1944 pendant la deuxième guerre mondiale .
L'évêché de Nancy a préparé un pèlerinage de la statue de N.D. de Bonsecours cheminant à travers la Lorraine, allant de village en village pour implorer la PAIX. On peut s'étonner qu'en pleine période d'occupation, les allemands aient accordé l'autorisation à une telle procession aux autorités religieuses présidées alors par Monseigneur Marcel FLEURY. Partie de Nancy le 29 Avril 1944, la statue de la Sainte Vierge devait être de retour le 3 Juin 1944.

NDB_Statue.jpg


Bien des soldats "vert de gris" ont regardé étonnés et goguenards ces françaises et ces français qui priaient pour la fin de la guerre. Certains occupants en silence se joignaient en pensée avec les pèlerins, car cette guerre qui n'en finissait pas était lourde à porter même pour "les vainqueurs " du moment. On nous a rapporté que certains militaires occupants, présageant une tournure moins favorable des événements, auraient avoué :" Cette fois-ci on est foutu, ils promènent leur sorcière !!" . Le débarquement des alliés du 6 Juin 1944 aura fourni la réponse. 

Nous avons reconstitué les étapes de ce pèlerinage marial oublié depuis plus de 70 ans, dans nos villages du lunévillois et du blamontois. Le principe était pour chaque étape de faire une arrivée de jour dans la paroisse désignée, d'assurer une veillée de prières la nuit, et de repartir le lendemain pour la paroisse voisine. Voici l'itinéraire dans notre secteur avec les dates des étapes paroissiales :

                   .....O    THIEBAUMENIL
                        :
                        O    MANONVILLER   24 Mai 1944
                        :
                        O    BENAMENIL     25    "    
                        :
                        O    OGEVILLER     26    "
                        :
                        O    FREMENIL      27    "
                        :
                        O    DOMJEVIN      28    "
                        :
                        O    VEHO          29    "
                        :
                        .....

NDB_Etapes.jpg

Le cortège entre les villages était souvent constitué d'un chariot lorrain sur lequel était déposé le brancard-support de la statue de N.D. de Bonsecours, décorée de fleurs et de feuillage. Ce chariot était tiré par des chevaux montés par leurs cavaliers. L'ensemble était précédé d'une lourde croix de bois portée par des hommes figurant des pénitents. On retrouvait le clergé paroissial accompagné par les enfants de choeur, les membres des congrégations religieuses avec leurs bannières et la foule des hommes et des femmes de nos villages chantant des cantiques (1) puis récitant le chapelet. Arrivée dans le village, la statue était portée à bras d'hommes sur son brancard puis installée au choeur de l'église pour des moments de prières dirigés et commentés par le curé de la paroisse et les oblats de Sion accompagnants du pèlerinage. Une veillée de prières avait lieu toute la nuit jusqu'au lendemain où la statue de la Vierge gagnait la paroisse voisine, l'échange se faisant à mi-chemin des villages. Le transport n'était pas toujours effectué par chariot tiré par des chevaux. C'était donc à bras d'hommes que la statue retrouvait son église-étape.

Ce pèlerinage de N.D. de Bonsecours a marqué les populations des villages-étapes, croyants et même incroyants. On a vu par là la force d'une communauté chrétienne implorant l'intercession de la Vierge pour la fin de la guerre par la libération du pays et le départ de l'occupant.

Aujourd'hui, en nos temps troublés, il nous semble bon de se souvenir du pèlerinage mariale du siècle précédent, même si le matérialisme contemporain marque les esprits au dépend du spirituel.

Le pèlerinage de N.D. de Bonsecours en 1944, c'est une page d'histoire lorraine qu'il ne faut pas oublier.

Remercions les personnes qui, par leurs écrits ou par leurs photos, ont contribué à la réalisation de cet article souvenir. Notamment :  Mme  Jeanne MAIRE née LIVET de LENONCOURT, MMrs René   LOUBETTE    de BENAMENIL et     Lucien MANONVILLER de DOMJEVIN

A voir également sur le site notre article "Un pèlerinage, un merci..".

Nota : (1)  Parmi les cantiques entonnés à pleine voix :
             " Sur ta Lorraine
             " sur tes lorrains
             " ô douce Reine
             " étend les mains.

             dont le caractère religieux était intimement lié au côté patriotique: la libération de notre pays.


Jean  SPAITE    Décembre 2015

P.S. Si vous relevez des lacunes dans les dates des étapes, merci d'avance de nous les signaler.

Reportage photographique :

NDB_01.jpg

[1] - 25 Mai 1944.  Sur la route de Manonviller à la RN4 (D161A)
La procession avec les bannières des congrégations. La tête du cortège a quitté Manonviller et se dirige vers la RN4. Au fond, arrière plan gauche, le clocher de l'église de Manonviller.

NDB_02.jpg
[2] - 25 Mai 1944.  Sur la RN4 (Paris Strasbourg).
Les paroissiens de Bénaménil ont pris le relais avec un chariot lorrain tiré par des chevaux.

NDB_03.jpg
[3] - 25 Mai 1944.  Arrivée à Bénaménil.
Tête de la procession avec les enfants de choeur. Arrivée près de l'église (RN4).

NDB_04.jpg
[4] - 25 Mai 1944.  Toujours à Bénaménil.
Arrivée de la statue de ND de Bonsecours portée à bras d'hommes et précédée par un prêtre avec trois filles en habit de communiante qui jettent des pétales de fleurs au passage de la Vierge.

NDB_05.jpg
[5] - 28 Mai 1944.  Domjevin.
La tête du cortège avec les enfants de choeur se dirige vers le village de Domjevin. la statue de la Vierge vient de Fréménil, le relais s'est fait près de l'ancienne gare LBB de Domjevin. Nous sommes sur la D19, bordée d'arbres (à l'époque) la route aux sept ponts.

NDB_06.jpg
[6] - 28 Mai 1944.  Domjevin.
La foule des hommes avec au fond la statue de la Vierge portée à bras d'hommes.

NDB_07.jpg
[7] - 29 Mai 1944.  Domjevin.
Dans la rue principale (D19). Arrêt de la procession devant la maison de Georges BREDA, séminariste, grand malade, pour demander sa guérison. Prières à genoux.

NDB_08.jpg
[8] - 29 Mai 1944.  Entre Domjevin et Vého. (D19).
Le cortège avec la grosse croix en bois et ses porteurs pénitents suivie par la statue de ND de Bonsecours portée à bras d'hommes.

mardi, décembre 1 2015

Découverte d'une inscription sur l'église de Fréménil

Nous vous avons relaté dans un précédent billet les travaux sur le portail de notre église. C'est à l'occasion de ces travaux qu'une inscription a été découverte sur une pierre d'assise en grès au pied de la tour du clocher. Fortement endommagée par les intempéries et les années qui passent, nous relevons néanmoins les inscriptions ci-après :

     1766
     IMSD

InscriptionEglise01.jpgInscriptionEglise02.jpg

  • Les archives nous apprennent qu'en 1766 notre église Saint Pierre aux Liens a été RECONSTRUITE grâce à la participation des Révérends Pères Bénédictins de Senones. La bénédiction du Saint Lieu a été célébrée le 30 Octobre 1766. Ce qui est certain c'est que l'inscription découverte correspond avec la date de la bénédiction de l'église après sa reconstruction. Sont-ce les initiales des Révérends Pères Bénédictins de Senones qui font l'objet de cette inscription ? Nous en doutons car les religieux bâtisseurs agissent toujours dans la discrétion, sans signaler leur identité.
  • A cette même époque, c'est le prêtre JACQUOT qui exerce son ministère à Fréménil depuis 1763 où IL A RESIDENCE. Peut-on rapprocher cette dernière indication de la maison située au N° 3 Rue de la Prairie dont le linteau daté de 1720 (voir notre article "Les inscriptions sur les linteaux de portes") pourrait se traduire comme le presbytère de la paroisse. Nous sommes en 1766 soit 46 ans après la date du linteau de la Rue de la Prairie. Le rôle de presbytère pourrait encore subsister pour le prêtre JACQUOT en exercice depuis 3 ans et résidant à Fréménil.
  • Pour assurer la bonne marche des travaux de reconstruction, on trouve la présence des administrateurs suivants :
    En 1764  - Sieur GAULT
    1766  - J.N.  GALLAND
    1771  - Sieur GENIN
  • L'inscription datée de 1766 est suivie de 4 lettres : IMSD. Aucunes des lettres ne se réfèrent aux initiales du prêtre JACQUOT (J) ni à celles des administrateurs GAULT, GALLAND, GENIN (G).

On peut s'orienter vers une inscription latine du style DD : Domus DEI → la Maison de Dieu ? Le mystère reste entier pour l'instant.

Un internaute connaisseur spécialiste pourrait-il donner la clé de l'énigme ?


Jean SPAITE    Novembre 2015

samedi, août 16 2014

Des fréménilois et la vocation religieuse

Nos recherches historiques sont toujours instructives.


Nous venons de découvrir qu'au XIX° siècle deux enfants de notre petit village avaient choisit la voie religieuse comme règle de vie. Il s'agit de Jean BARTHELEMY et Joseph-Eugène CHATELAT. En notre XXI° siècle, nous ne trouvons pas localement de personne appartenant à ces familles. Voici un résumé de leurs vies :

Jean BARTHELEMY est né le 10 Avril 1815 à Fréménil.


Son père Hubert BARTHELEMY né en 1790, était instituteur à Fréménil, et sa mère était Marie Anne MENGIN.  Ils ont eu quatre enfants :

  • Jean-Pierre (1812-   )
  • François    (1813-   )
  • Jean        (1815-   ) qui est devenu prêtre
  • Marie-Rose  (1817-   )

Voici les principales étapes de sa vie sacerdotale :

  • Ordination le 12 Mars 1842 (27 ans)
  • Vicaire à St Gengoult à Toul
  • Curé à Crion    1844
  • Curé à Harbouey 1845
  • Curé à Clérey   1854
  • Curé à Bouxières aux Dames  1860
  • Professeur au collége de Vic   1867
  • Retiré à Vézelise Orphelinat agricole 1868
  • Retiré à Ceintrey           1869
  • Retiré à Voinémont          1869
  • Novice à la Chartreuse      1871
  • Quitte le diocèse pour la Chartreuse   1871 (56 ans)
  • Date de décés    ?

Joseph-Eugène CHATELAT est né le 23 Septembre 1847 à Fréménil.


Son père Jean-Joseph CHATELAT était vannier (1819-1900), et sa mère était Marie-Barbe ADAM(1819-1877). Notons que ce couple était le parrain et la marraine de la cloche "Marie-Barbe" baptisée en 1845. (Voir nos articles "Notre église" du 10/08/2014, 22/06/2012, 14/02/2009, 25/03/2006). La famille de Jean-Josph CHATELAT et de Marie-Barbe ADAM a eu cinq enfants :

  • Joseph-Eugène  (1847-1897) qui est devenu prêtre
  • Jean-Joseph    (1849-    )
  • Charles-Albert (1851-    )
  • Marie-Honorine (1854-1911) 2° épouse de Pierre-Aimé BENOIT (1853-1910)
  • Marie-Appoline (1858-1891) 1° épouse de Pierre-Aimé BENOIT (1853-1910)

Voici les principales étapes de sa vie sacerdotale :

  • Ordination le 29 Juin 1874 (27 ans)
  • Vicaire à Rosières aux Salines   1874
  • Vicaire à Gerbéviller            1876
  • Curé à Roville                   1876
  • Parti chez les Missionnaires du Sacré-Coeur 1878
  • Curé de Saulsures les Vannes     1882
  • Retour chez les Missionnaires du Sacré-Coeur 1885
  • Gardien du pèlerinage à N.D. de Romont près de Domrémy 1888
  • Gardien du pèlerinage de St Rouin en Argonne, commune de Beaulieu 1897
  • Date de décés 15 Aout 1897 (50 ans)


Plus près de nous , au XX° siècle, nous avons Madeleine BENOIT qui a choisi d'être Sœur de la Visitation. Elle a encore de la parenté dans notre région.

Madeleine, Marie, Aline, BENOIT est née le 13 Mai 1912 à Fréménil.

Soeur_Benoit_01.jpgLégende : Soeur Marie-Françoise (Madeleine BENOIT) en 1989

Son père Louis, Charles, Edouard BENOIT,1er Canonnier du 6éme Régiment d'artillerie à pied, mort pour la France (1883-1916). Sa mère Marie-Louise TISSERAND (1884-1951). La famille de Louis,Charles,Edouard BENOIT et de Marie-Louise TISSERAND a eu deux enfants :

  • Marcel, Louis, Edouard  (1910-1999)
  • Madeleine, Marie, Aline (1912-1995) qui est devenue Soeur de la Visitation.

Madeleine BENOIT passe toute sa jeunesse à Fréménil, elle pratique la broderie blanche avec talent et se signale pour son dévouement aux autres et sa pratique religieuse. En Mai 1946, elle organise un pèlerinage à N.D. de Bonsecours à Nancy. Ce trajet de 50 Km. à pied sera rappelé dans notre article "Un pélerinage, un merci". Après le décès de sa mère, elle entre au couvent des Sœurs de la Visitation (Cure d'Air St Antoine de Nancy-Buthégnémont) à l'âge de 39 ans. Elle prend le nom de Sœur St François de la Visitation. Son temps est partagé entre la prière et le travail de broderie : articles religieux, linges d'autel, fabrication d'aubes. En 1989, les Sœurs de la Visitation de Nancy sont transférées au monastère de la Visitation-Sainte Marie auprès du lac Léman à Thonon les Bains (74200 Hte Savoie). Madeleine BENOIT décède le 3 Septembre 1995 à Thonon les Bains à l'âge de 83 ans. Elle est inhumée au cimetière des Sœurs du couvent.

Soeur_Benoit_02.jpg

Légende : Photo prise en 1994, Soeur Marie-Françoise BENOIT (au centre) avec ses soeurs (de Gà D) : Marie-Gabrielle, Marie-Christelle, Marie-Françoise, Marie-Thérèse et Anne-Marie

Soeur_Benoit_03.jpg

Légende : Photo de 1946, sur les marches de l'église de Fréménil, lors du pèlerinage vers ND de Bonsecours.

Saluons la mémoire de ces trois personnages qui ont passé leur vie en prière et au service de Dieu. Leur passage sur terre a été marqué par la discrétion au point que beaucoup de nos contemporains les ignorent. Il est vrai que le temps présent est plutôt marqué par un certain individualisme et une dévotion au Dieu-Consommation. Cette empreinte du matérialisme actuel devrait s'effacer pour nous orienter vers une vie plus fraternelle. C'est le vœu que nous formulons pour les jours à venir.

Nous venons de découvrir un reflet peu connu de la vocation religieuse en notre petit village.

Jean SPAITE   Août 2014

dimanche, août 10 2014

Notre église

Eglise2014_01.jpg

AVANT-PROPOS.

Nos recherches historiques nous ont amené à découvrir les origines de notre village dans les environs de l'an 1000 (voir "Depuis combien de temps notre village existe-t-il ?").

Une date à retenir : En 1034, Fréménil notre village existait déjà (Titre de l'Abbaye de St Rémy de Lunéville à propos du pont sur la Vezouze à Domjevin). Un lieu de culte a pu exister aux alentours de cette date, concrétisé par une église autour de laquelle se groupait le premier cimetière comme le voulait la tradition de l'époque. On notera la présence importante du clergé dans la vie des villages. Outre leur rôle cultuel, essentiel, les gens d'église étaient souvent à l'origine d'une évolution économique incontestable: conseils en agriculture, régulation des cours d'eau avec la création d'étangs pour la pisciculture, la construction de bassins de retenue pour la force motrice des moulins. On les trouve bien évidemment dans la construction des églises, des abbayes, monastères, en participation avec la main-d’œuvre locale. Nous les retrouverons en 1766, avec les Bénédictins assurant la reconstruction de l'édifice religieux de Fréménil.

NOS CURÉS DEPUIS 1698.

Sous le titre "Maires, instituteurs, curés", nous avions publié la liste des curés en exercice dans notre village sur une période débutant en 1763 jusqu'à nos jours. L'étude des archives départementales antérieures à 1790 nous permettent de remonter le temps jusqu'en 1698.

1698  - Sieur SIMONET       - Curé de Bénaménil et Féménil
1700  - Jean  GIBES         - Chanoine régulier- Curé de Bénaménil et Fréménil
1714  - N.Ph. FRIAND        - Chanoine régulier- Curé de Bénaménil et Fréménil
1732  - Jean François BIGOT - Vicaire de Fréménil
1741  - Sieur BAILLY        - Curé de Fréménil
1742  - Sieur DURAND        - Vicaire de Fréménil
1745  - G. LAURENT          - Vicaire de Fréménil
1746  - E. JOB              - Vicaire de Fréménil
1746  - N. DEMONTZEY        - Vicaire de Fréménil
1752  - N. VIOT             - Curé de Fréménil
1759  - Sieur SIMONIN       - Curé de Fréménil
1760  - Sieur JACQUINOT     - Desservant
1763  - JACQUOT             - Prêtre de Fréménil, résident à Fréménil
1772  - N. CORDIER          - Vicaire d'Ogéviller et Fréménil
1781  - Sieur PIERRON       - Vicaire d'Ogéviller et Fréménil
1782  - J.B. MANGIN         - Vicaire d'Ogéviller et Fréménil
1789  - J.B. COLLET         - Vicaire d'Ogéviller et Fréménil

Et nous retrouvons la liste suivante (publiée le 04/12/2009) avec :
du 1er Pluviôse an VI (20/01/1798) à 1806 - François POINTCARRE curé de Domjevin et Fréménil
et de 1806 à 1834 - Nicolas FORTCOMBAT - Curé de Domjevin et Fréménil

LA PREMIÈRE ÉGLISE


L'examen du bâtiment actuel église de Fréménil est muet quant à la date de construction qui généralement est révélé par une inscription sur le linteau de la porte d'entrée. Le calvaire extérieur avec la Piéta sculptée porte la date de 1705.
Les archives départementales nous apprennent que le 17 Novembre 1706 a eu lieu la bénédiction de la cloche de la paroisse par le curé de Blamont, prévôt de la collégiale de ce lieu, doyen de Salm. 

Eglise2014_02.jpgEglise2014_03.jpg

Le parrain est René de BOUCHARD, chevalier du Saint Empire et de Launoy, Seigneur d'Herbéviller et Fréménil.

La marraine est Jeanne MANONVILLER.

La cloche est nommée "Renée"

En cette année 1706, le curé du lieu était Jean GIBES, Chanoine régulier.

Nous pouvons en déduire qu'une première église a été érigée à Fréménil avant 1706 sans pouvoir préciser la date de construction initiale
Dans la liste des prêtres énoncée ci-avant, nous trouvons en 1698, Sieur SIMONET curé de Bénaménil et Fréménil. Il serait intéressant de découvrir les précédents curés de la paroisse avant cette date.

Étant donné la modestie de la population, il a fallut plusieurs années pour réaliser l'ouvrage et le doter enfin de la cloche de la paroisse dénommée "Renée".
En retournant dans le passé, nous noterons toutefois que cette petite population, ainsi que les habitants de Vého, avait été mise à contribution pour l'entretien du pont de Domjevin sur la Vezouze dès 1034 par le titre de l'Abbaye de St Rémy de Lunéville.

Notre village était-il doté d'une église en cette année 1034 ? Un lieu de culte pouvait exister en ce début de siècle où la pratique de la religion catholique était déjà bien réelle. Nous pensons que le lieu du culte a dû accompagner la création du village.

LA DEUXIÈME ÉGLISE

Les archives nous apprennent qu'en 1766 notre église a été reconstruite grâce à la participation des Révérends Pères Bénédictins de Senones. La bénédiction du Saint lieu a été célébrée le 30 Octobre 1766.

Cette époque connait une période cruelle de destructions, d'occupations étrangères, d'exactions de toutes sortes et de dépopulation conséquence des guerres, des famines et de la peste. C'est donc vraisemblablement au cours de cette sinistre période que l'église primitive a été fortement endommagée, sinon détruite, nécessitant sa reconstruction en 1766.


A cette même époque, c'est le prêtre JACQUOT qui exerce son ministère à Fréménil depuis 1763 où il a résidence. Sans doute pour assurer la bonne marche des travaux de reconstruction, on trouve la présence des administrateurs suivants :

En 1764 - Sieur GAULT
     1766 - J.N. GALLAND
      1771 - Sieur GENIN
ce qui traduit une certaine organisation de la paroisse.

LES RÉSIDENTS

Si en 1763, le Prêtre de Fréménil JACQUOT est bien indiqué résident à Fréménil, et il en est de même pour Nicolas FORTCOMBAT de 1806 à 1834 curé de Domjevin et Fréménil porté également résident à Fréménil, on peut s'interroger sur les autres curés notés "curé" ou "vicaire" du lieu. Ont-ils été aussi résidents à Fréménil ? N'oublions pas que près de l'église existait une maison démolie en 1946 qui, étant donné la proximité, a put abriter le desservant de la paroisse ( voir notre billet "Maisons aujourd'hui disparues"). De même la maison du 3 Rue de la Prairie dont le linteau de porte d'entrée porte la date de 1720 avec une inscription religieuse, aurait put avoir le même service ?  (voir notre billet "Les inscriptions sur les linteaux de porte").

LA RÉVOLUTION A-T-ELLE MARQUÉ SON PASSAGE ?

Si nous prenons le temps de nous arrêter aujourd'hui près du calvaire de l'église, nous noterons la datation de 1705. Sous la Piéta sculptée nous découvrons un cadre de pierre dont les inscriptions portent les traces de martelage rendant la lecture impossible. Ce ne peut être l'effet des intempéries même avec une forte grêle. On ne peut s'empêcher d'évoquer la révolution de 1789 et surtout la période de la terreur où les "sans-culotte" coupaient allégrement les têtes et s'en prenaient rageusement aux biens du clergé. La question reste posée...


Eglise2014_04.jpg

ET LA PREMIÈRE CLOCHE ?

On peut se poser une question : Qu'est devenue la cloche "Renée" baptisée en 1706 ? A-t-elle fait l'objet d'une prise de guerre au cours des invasions successives ? A-t-elle été brisée ? A-t-elle été fondue pour devenir une cloche nouvelle ? La question reste entièrement sans réponse.

L’ÉGLISE ET L'HISTOIRE

Depuis la construction primitive jusqu'à aujourd'hui, notre église a fait face à l'épreuve du temps et des misères des hommes. Intempéries, pluies torrentielles, famines, disettes, épidémies et les guerres, la guerre des Rustauds en 1525, des Reîtres en 1587, et surtout la guerre de Trente ans voyant déferler les hordes de Suédois, Allemands, Hongrois, Croates en 1630 qui ont fait des ravages dans notre région.


Plus près de nous, la première guerre mondiale 14-18 suivie par la plus récente 39-45 ont causées des destructions et des deuils dont le souvenir est encore présent dans nos mémoires. Et pendant ces conflits, l'église a joué son rôle d'accueil, de repos et de prière.

Le clocher, comme un doigt pointé vers le ciel, a redonné confiance, espérance, a un peuple qui en avait grand besoin. L'histoire de l'église s'inscrit intimement dans l'histoire des hommes.

CONCLUSION

Par le présent texte, nous avons tenté d'en apprendre plus sur notre église Saint Pierre es liens. Nous relevons qu'une première église a été construite et dotée d'une cloche baptisée "Renée" en 1706. L'église est reconstruite en 1766 grâce aux Bénédictins de Senones. Entre ces deux dates, 60 ans, nous n'avons malheureusement pas trouvé de document nous indiquant la cause de cette démolition.

Nous pouvons avancer que la population soumise à des impôts continus, époque du ministre tyrannique Chaumont de La GALAIZIERE à partir de 1737, caractérisant ces années ruineuses, conjointement à un orage d'une rare violence qui ravagea la région en 1746, et en 1749 la grêle qui occasionna des dégâts considérables. Ces événements s'ajoutant à une absence d'entretien du bâtiment ont pu causer la démolition de la nef de l'église. Seul, de la construction primitive, le clocher a été conservé moyennant l'installation de tirants métalliques dont on voit nettement les croisillons extérieurs encore aujourd'hui. Et dans le campanile de notre église, trois cloches sonnent les joies et les peines de notre population :

  • Marie-Barbe, la petite, baptisée en 1845.
  • Marie-Madeleine, la moyenne, baptisée elle aussi en 1845.
  • Marie-Élisabeth, la grosse, baptisée en 1896.

Nous leur souhaitons longue vie.

Nous avons eu l'occasion par ailleurs (voir nos billets des 14/02/2009 et 25/03/2006) de décrire l'intérieur de notre église Saint Pierre recélant de véritables œuvres d'art classées Monuments Historiques, qui méritent une réelle protection notamment la chaire à prêcher du XVIIIe siècle (1770-1790). Nous avons le devoir de transmettre ces richesses aux futures générations.

Un jour peut-être nous en saurons davantage sur notre église Saint Pierre.

Jean SPAITE   Aout 2014

- page 1 de 2