Récemment, l'EST Républicain du 26/4/2013 publiait un article sur Michèle CHAMBRION, 44 ans, qui fait partie des quatre femmes françaises qui exercent la profession de démineur. Actuellement, ils sont 314 démineurs en France a faire ce métier hors du commun.

Un métier à risques mais combien utile dans nos régions qui recèlent pour de longues années encore des milliers d'obus, mines, bombes, grenades, autant de menaces pour les vivants que nous sommes, face à ces vestiges de guerre particulièrement dangereux.

Ce récent article sur la profession de démineur, nous remet en mémoire un authentique héros de la Résistance : Henri GILLE de TOUL qui, à la Libération, s'est consacré pendant des années à la tâche délicate mais combien nécessaire d'assurer le déminage des arrondissements de notre département. Il a déminé près de 100.000 engins de guerre.  Rien que dans le Lunévillois il a détruit :

  • 22.800 mines
  • 11.500 obus
  • 4.590 grenades
  • 236 bombes

Henri GILLE a exercé son travail de démineur dans notre commune où de nombreuses mines avaient fait des victimes : ( voir article : Morts pour la France [1939-1945])

  • Fernand THIERY  48 ans ,et son fils
  • André   THIERY  17 ans
  • Charles HEFTER  75 ans 
  • Camille OTTON   63 ans

L'article de l'EST Républicain du 27/12/1976 nous rapporte que Henri GILLE, 81 ans à l'époque, "porte toujours les douloureux stigmates d'une explosion qui le défigura et qui entraîna une trépanation". L'ancien démineur déclarait "Et j'ai encore des éclats dans le crâne!".

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N'OUBLIONS PAS LES DEMINEURS qui, au péril de leurs vies, ont permis de sauver des milliers de vies humaines. Le remarquable monument des Démineurs au Ballon d'Alsace se dresse vers le ciel en témoignage de leurs missions périlleuses.

Monument_des_demineurs Wikimedia

Jean SPAITE   Juin 2013

Crédits photographiques :

Henri GILLES (Cliché Est Républicain 1976)
Monument des démineurs (Wikimedia)