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Ainsi donc, c'est le 29 Juin 1911 que le chemin de fer de LUNEVILLE à BLAMONT et à BADONVILLER est ouvert au public. Les travaux de pose de la voie ferrée s'accompagnent d'une plantation latérale destinée à supporter les lignes aériennes du téléphone de la Compagnie. Car la régulation des trains et la sécurité de circulation sont assurées par le cantonnement téléphonique. Chaque gare demande l'autorisation de circuler à la gare suivante en s'assurant que la voie est libre. Le téléphone de l'LBB installé pour son propre usage, suscite immédiatement un besoin d'utilisation des supports, les poteaux téléphoniques, pour implanter un service similaire, mais pour la desserte des communes, à savoir les PTT (service des Postes, Télégraphes et Téléphones). 

La desserte terminale est "la cabine téléphonique". En l'occurrence, pour notre commune, la cabine fait l'objet d'une plaque émaillée portant la-dite mention et le poste mural est installé chez Monsieur Christian ADAM, Maire de Fréménil et par ailleurs Entrepreneur de broderie perlée (à l'époque 1 Rue de la Prairie) .

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En ce temps-là, lorsqu'on voulait joindre un correspondant , il était nécessaire de passer par un central téléphonique où opérait "la dame du téléphone" qui, à l'aide de ses fiches (les jacks de communication), permettait d'obtenir l'intéressé s'il était équipé d'un poste de réception. Si ce n'était pas le cas, le poste recevant l'appel pouvait prendre le message par écrit et le remettre à domicile à l'intéressé.

Cela s'appelait un "message téléphonique". Ou alors, le destinataire de l'appel téléphonique se déplaçait au poste pour joindre l'appelant. Peu à peu le nombre de postes privés est allé en s'augmentant permettant une relative souplesse des communications.

La cabine téléphonique chez le gérant des PTT a marqué un progrès dans le domaine de la communication du territoire. Les postes à coffrets en bois et leurs sonneries bruyantes caractéristiques ont maintenant disparu ou plutôt font l'objet de collection pour les amateurs ou pour les musées.

 Les habitants de nos villages ont compris bien vite tout l'intérêt de l'équipement téléphonique. Mais, il faut en convenir, ce ne fut pas une généralité, même si l'on pouvait constater au fil des ans un accroissement des habitations "branchées sur le téléphone".

Le service de "la cabine" tel qu'il était pratiqué par la famille ADAM se termine dans les années 1970, mais le relais est ensuite assuré par Mme et Mr Paul HENRY, 38 Grande Rue, et ce jusqu'au 1er Avril 1988; ce qui permettait aux personnes non équipées en téléphone personnel de contacter malgré tout leurs interlocuteurs et surtout les urgences (médecins, secours). Après la cessation de service de "la cabine" de Mr Paul HENRY on aurait pu espérer l'installation d'une "vraie cabine publique" telle que l'on pouvait trouver en ville avec utilisation de monnaie, de jetons ou de cartes. Cette cabine publique devait même s'implanter près du local communal (la salle des pompes). Cette installation n'a pas eu lieu. Un essai timide et d'une efficacité très limitée a été l'équipement de l'abri-bus situé près de l'église avec un appareil permettant d'appeler les secours (pompiers, gendarmes). Inconnu des habitants, cet appareil l'était beaucoup plus des casseurs et faisait régulièrement l'objet de dérangement.

Il faut constater que "le monde du téléphone" a connu une évolution rapide et qui n'est pas terminée avec "l'époque du portable".

Aujourd’hui le portable a lui-même évolué. Il permet toujours de téléphoner à ses parents, à ses amis, à tous les services mais il peut également recevoir la radio, prendre des photos et envoyer à profusion des messages abréviés "les SMS" très appréciés par la jeunesse!!

Le téléphone d'aujourd'hui connaît une véritable révolution qui ne semble pas prête d'être terminée.

Ainsi va l'histoire du téléphone à Fréménil.

J.S.     Mai 2013

Crédits photographiques : Le téléphone mural ancien provient du site Antiquités Brocantes de la Tour qui regorge d'images d'anciens téléphones. La plaque émaillée de cabine téléphonique provient de la Galerie Part de Brie sur Flickr.