Fréménil, un village lorrain

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

samedi, mars 19 2011

Fréménil et sa porte monumentale (compléments)

PorteMonumentale01.jpgLe 25 Mars 2007 nous avons présenté la porte monumentale de Fréménil (4 Rue de la Prairie). Nous avons décrit cette porte à colonnes réalisée pour Nicolas MANONVILLER né en 1650 à Fréménil, évoqué les tristes circonstances qui l'ont endommagée fortement et l'ont amenée dans l'état que nous connaissons aujourd'hui. Si la porte ne signale pas de date en son fronton, nous pouvons estimer que la réalisation de cette oeuvre doit se situer en 1690.

L'architecture de cette porte ornementale est pleine de symboles. La niche centrale abrite une vierge qui assure la protection de la famille évoquée par les ronds inscrits dans le cartouche rectangulaire. Les motifs latéraux en forme de coquillages rappellent les parentés respectives paternelles et maternelles.

Quant au diadème supérieur semi-circulaire illustré par une forme de coquillage, il vient coiffer le tout et semble présenter au ciel une oeuvre accomplie : Avoir fait une belle famille.

Le linteau proprement-dit est accompagné par des enjolivures s'inspirant d'un décor végétal. L'ensemble est supporté par deux colonnes latérales traduisant une force solide sur laquelle on peut prendre appui. Beau message pour les temps futurs.

A la demande du CAUE 54 (Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et d'Environnement de Meurthe et Moselle), la section "tailleurs de pierre" du CFA Jules VERNE de Saverne avait réalisé une copie à l'identique de la porte monumentale d'Ogéviller, datant de 1692. Il s'agit d'une oeuvre remarquable mise en place en 2007, qui orne avec bonheur le jardin du Conseil Général de Meurthe et Moselle à Nancy.

Et si, dans le cadre d'une épreuve à réaliser par une nouvelle promotion d'apprentis du CFA de Saverne, l'ancienne porte monumentale de Fréménil pouvait revivre dans les mêmes conditions ? Il n'est pas interdit de le souhaiter. Pourquoi pas !

Jean SPAITE Mars 2011

lundi, juin 21 2010

Le Petit Tacot de la forêt de Mondon

Nous avons vu que notre village a été desservi de 1911 à 1942 par une ligne de chemin de fer voie métrique, le LBB (Lunéville à Blâmont et à Badonviller)
exploitée par les Chemins de fer Départementaux de l'Aube, réseau de Meurthe et Moselle, communément appelée "Le TACOT".

Au cours de la première guerre mondiale un autre petit chemin de fer militaire a vu le jour.

Partant de Ménil-Flin où se trouvait une voie d'échange avec la ligne Lunéville-Saint Dié, "Le PETIT TACOT" à voie de 0m,60 type DECAUVILLE, traversait la Forêt de Mondon puis desservait Domjevin d'une part, et Fréménil d'autre part avec la montée sur le front à Blémerey et Reillon.

Les petites locomotives à vapeur assuraient vaillamment l'approvisionnement des troupes en vivres et en munitions pendant toute la durée du conflit sur ce front de Lorraine, stabilisé de 1914 à 1918.
La paix retrouvée, "le PETIT TACOT" comme l'avaient baptisé les gens d'ici, a servi à la reconstruction des villages sinistrés en convoyant les sables et graviers provenant des carrières de Fréménil (au moins jusqu'en 1925-1930).

La Revue VOIE ETROITE n° 328 de Juin-Juillet 2010 nous rappelle cette page d'histoire militaire et ferroviaire. Pour ceux que cette évocation intéresse, ils peuvent se procurer le numéro de la revue en question à :


             APPEVA-VOIE ETROITE
             BP 70106-80001 AMIENS Cedex 1

             Tel./Fax 03.22.44.04.99
             E-Mail APPEVA
             appeva@club-internet.fr

             Prix unitaire : 6,95 Euros + 0,90 Euro de port.

A tous, bonne lecture et bonne découverte de notre pays fréménilois.     

samedi, février 14 2009

Requiem pour un blockhaus

Le petit village de FREMENIL, situé dans la vallée de la VEZOUZE, ne possédait pas de chateau-fort avec donjon qui aurait pu retenir l'attention d'amateurs d'histoire militaire en mal d'une forteresse à explorer.

Dans son ouvrage " LUNEVILLE et son ARRONDISSEMENT " 1927- Tome 2- pages 202-203, l'éminent érudit EDMONT DELORME, Président fondateur de l'Association des Amis des Beaux-Arts et des Arts industriels de l'Arrondissement de LUNEVILLE, s'arrête longuement sur les blockhaus de FREMENIL qu'il qualifie de fortins.   "Pendant la derniére guerre (1914-1918),ce village a peu souffert et cependant, c'est dans ses environs qu'on trouve la plus curieuse des constructions blindées que cette guerre a laissées dans notre région". Suit la description de ces ouvrages en béton armé, réalisés en 1916 par l'armée française, consistant pour chacun...: "En deux chambres mitrailleuses cubiques hautes de 5 à 6 mètres, larges d'autant, et réunies par une galerie de 10 mètres environ de longueur".... "Les meurtrières sont dirigées vers le Nord, du côté de BLEMEREY".


Ces deux ouvrages étaient situés de part et d'autre du village de FREMENIL, à l'Ouest au bord du CD 19A(côté DOMJEVIN) et à l'Est à une centaine de mètres en contrebas du même CD 19A (côté OGEVILLER) près du cimetiére communal.Quatre vingt dix ans après, on peut encore voir l'ouvrage Ouest qui garde toujours fiére allure. Hélas, on ne peut en dire autant de l'ouvrage Est.

Après le conflit de 1914-1918, la paix revenue a été une période de reconstruction des villages dévastés situés à BLEMEREY, VEHO, REILLON. Le sous -sol de FREMENIL, caractéristique des vallées alluvionnaires, recèle de grandes quantités de sable et gravier. Il est mis à contribution pour la reconstruction des maisons des villages et notamment par l'exploitation des terrains situés près de l'ouvrage Est. Les entreprises exploitent cette carrière et accheminent les matériaux par le petit chemin de fer à voie de 0,60 m (DECAUVILLE) qui avait été créé par l'armée française por desservir ses positions. La période de reconstruction terminée, le site a été abandonné, sous la forme d'un grand espace vide avec, à son extrémité, l'ouvrage fortifié accusant au fil des ans, un gîte, une inclinaison d'une dizaine de degrés. Les années ont passés sans aucune opération d'entretien.

Quelques curieux sont venus, constatant l'envahissement progressif par une végétation importante.


Et ces derniéres années, le grand vide laissé par l'ancienne carriére de sable et gravier a été remblayée. Tant mieux,et l'on peut espérer que cela se traduise par la réalisation d'un terrain de sport qui manque actuellement et qui serait bénéfique pour une saine occupation de la jeunesse locale.

Mais hélas ! le fortin remarquable qui avait séduit Edmond DELORME, se trouve en partie recouvert par les remblais.

Que n'a-t-on préservé ce véritable ouvrage de la 1ère guerre mondiale ? Au prix d'un redressement et d'une remise à niveau, certes. Mais quel bel exercice militaire pour l'armée du génie à l'occasion d'une manoeuvre par exemple. Geste de fraternité envers ces frères d'armes qui les ont précédés en 1916. Il n'est jamais trop tard.


Les poilus de 1916 qui ont peiné pour réaliser ces ouvrages en béton armé ne sont plus là aujourd'hui. Certains dorment au proche cimetière militaire de REILLON. Il serait ingrat que le résultat de leur travail difficile soit effacé, ensevelit sous la terre des remblais, sous la chappe de plomb de l'indifférence. Nous avons la chance maintenant de vivre en paix, grâce à eux, ne l'oublions pas. Réabiliter leur oeuvre, c'est aussi une manière honorable de se souvenir, un acte de mémoire.

Et puis pourquoi négliger ces témoignages d'un passé qui sont aussi notre richesse régionale. Voilà qui pourrait facilement s'intégrer dans une "route des vestiges militaires du Lunévillois".

Affaire à suivre...

                                                                      Jean SPAITE


Le Blockhaus Est : façade vue sous le même angle, en 1927 d'après un croquis d'époque, en 1979 - En 2007, le remblais cachait tout. L'ouvrage en béton réalisé par les poilus de 1916 est enseveli sous des mètres-cube d'indifférence, d'ingratitude...





Ci dessous : Le blochaus Ouest, vue de 3/4 depuis ke CD 19 A : un croquis montrant son état en 1927, une photo de 1979. En 2007, l'ouvrage est toujours en état. Puisse-t-il être préservé !

Article écrit par Jean Spaite et publié dans la Revue Lorraine Populaire de Juin 2007, N° 196


                                                                      

Pour mémoire, le site de la Communauté de Communes de la VEZOUZE, rappele dans l'inventaire des monuments intéressants   de la vallée de la Vezouze (Rubrique :Zoom Communes : FREMENIL), les blockaus de FREMENIL . Il convient donc de préserver
ces témoins du passé.

lundi, septembre 1 2008

Notre Dame de la Bonne Fontaine

17.02.2009 - Share on Ovi
La Chapelle "Notre-Dame de la Bonne Fontaine" se situe sur le territoire de Domjevin. Elle est toutefois un lieu de pélerinage depuis des siècles pour toutes les populations alentour. Ayant eu l'occasion d'accéder à un petit opuscule édité en 1912 par le curé de Domjevin, et intitulé "Souvenir de la Bonne Fontaine", j'ai souhaité en faire bénéficier les visiteurs du site fremenil.com, comme un témoignage de la piété de nos villages et aussi comme une invitation à (re)-découvir ce petit coin de Lorraine.

Lire la suite...

dimanche, mars 25 2007

Fréménil et sa porte monumentale

FVPorteMonumentale01.jpg
  • La porte monumentale de FREMENIL (4, rue de la Prairie) fait partie des oeuvres remarquables en milieu rural de la vallée de la Vezouze que l'on peut admirer de Domévre sur Vezouze à Marainviller. Elles sont l'oeuvre de maîtres- maçons italiens qui les ont réalisées fin XVIIe, début XVIIIe siècle.
  • La porte de Fréménil est du type "Porte à colonnes". Elle a été réalisée pour la maison de Nicolas Manonviller (dit Nicolas de Manonviller) né en 1650 à Fréménil, marié en 1670 à Anne Carrier qui est morte à Fréménil le 1er août 1707.< br> De cette union sont issus 9 enfants dont Nicolas Manonviller "Bourgeois de Blâmont" né dans cette maison le 3 mars 1675. Cette demeure a abrité les descendants Manonviller jusqu'en juillet 1993 (et a vu la naissance de mon grand-père Albert Manonviller le 22 septembre 1870).
  • Pendant la première guerre mondiale, la porte a été fortement endommagée le 5/11/1916 par un obus allemand de 210, tiré depuis le château de Grandseille (entre Chazelles sur Albe et Verdenal- CD162) à 7 km de Fréménil. Un soldat français est tué, il s'agit de Pinguet du 8e Régiment d'Artillerie qui sera enterré au cimetière communal puis transféré au cimetière de Reillon.
    Les dommages de guerre insuffisants n'ont pas permis au propriétaire d'alors de reconstruire à l'identique, en 1920-1925, la porte monumentale de Fréménil.
  • Notre modeste village a perdu sa richesse car cette porte remarquable était la plus belle de toutes les portes sculptées de la vallée. Une inscription de cette oeuvre d'art à l'inventaire des monuments historiques serait souhaitable pour en assurer la préseravation, la conservation, et la remise en état. Ceci est valable également pour les autres portes monumentales de la Vallée de la Vezouze qui constituent un attrait indiscutablepour chaque commune ayant la chance d'en posséder. Un itinéraire touristique d'architecture spécifique pourrait être mis en place permettant une meilleure connaissance de ce patrimoine régional.

Cet article a été rédigé par Jean SPAITE et publié dans la Revue Lorraine Populaire No.197, daté d'Août 2007

dimanche, janvier 28 2007

A nos morts !...

F05.jpg
  • Le 11 novembre, c'est la commémoration de l'armistice de 1918. C'est le jour où notre petit village se réunit devant le monument aux morts pour une cérémonie toute simple, devenue traditionnelle, et qu'il nous faut pérenniser au fil des ans : c'est le jour du souvenir.
  • Le Maire de la commune préside la cérémonie. Ici, pas de drapeau, pas de sonnerie de clairon. Quand il y avait le corps de sapeurs pompiers volontaires, les soldats du feu au nombre d'une dizaine se mettaient au garde à vous de chaque côté du monument. Le premier magistrat lisait la lettre du ministre des anciens combattants et victimes de guerre, écoutée par l'assistance dans un respectueux silence, troublé seulement par le chant des oiseaux.
    Et, en cet instant où l'on évoquait les victimes de guerre, cette ambiance de paix faisait mesurer à l'auditoire le sacrifice de ceux qui sont tombés au champ d'honneur. Puis venait l'appel "A nos Morts", ceux de la guerre 14-18 suivi de ceux de la deuxième guerre mondiale. A chaque appel d'un nom, l'assistance répondait "Mort pour la France". Après l'appel des morts pour la France, la chorale paroissiale entonnait a-capella la Marseillaise, notre hymne national qui faisait passer un frisson parmi les présents. Notre maire, après avoir remercié l'assistance, invitait alors la population à venir "prendre le pot de l'amitié" pour clore cette cérémonie. Et traditionnellement, avant de se diriger vers la salle communale, chacun allait faire une visite au cimetière à ses parents, à ses amis, à ceux qui ont connu ces maudites guerres, à ceux qui en ont souffert et qui ont quitté ce monde.
  • Le temps passe. Les souvenirs s'effacent. L'évocation de ces noms inscrits sur le monument aux morts parlent encore aux plus anciens d'entre nous. Quoique ?... Ceux de la première guerre mondiale sont déjà éloignés. Peut-être un ancêtre y figure-t-il ? Pour la seconde guerre, c'est un peu plus proche et l'on peut encore mettre un visage sur un nom évoqué. Mais pour les générations futures ?... Quelle peut être la réaction devant un Dupont ou un Durand mort pour la France et dont ils n'ont jamais entendu parler ? La situation va s'accentuer avec les années qui passent et avec l'apport des populations nouvelles qui ont choisi d'habiter un village dont ils apprécient le calme mais dont ils ignorent l'histoire.
    L'Histoire, elle se lit au monument aux Morts. Encore faudrait-il y ajouter une traduction pour être comprise de tous. Comprise et respectée.
    Cette démarche doit être plus facile dans notre village dont la population n'atteint pas les 200 habitants. Démarche moins évidente dans les villes où l'on ne peut connaître tout le monde.
    Dans la pratique, sous la forme d'un livret, à chaque nom peut correspondre les dates de naissance, de décés et à quel endroit (Verdun, la Somme etc.), le régiment auquel il appartenait. Dans la vie civile : sa profession (cultivateur, vannier etc.), était-il marié, avait-il des enfants, éventuellement l'identité de ses parents.
    Quel programme !...
    Mais quel devoir de mémoire.
    Il est souhaitable que cette démarche ne tarde pas à être réalisée de manière à transmettre aux générations futures le message de ces enfants du pays qui ont cédé leur vie pour que nous puissions vivre en paix. Une façon aussi de mieux connaître l'histoire de son village. N'oublions pas ces hommes qui nous ont précédés.
Article rédigé par Jean SPAITE, Juillet 2006
Voir aussi, en complément, l'article sur les 11 fréménilois disparus lors du second conflit :Morts pour la France (1939-1945)

samedi, mars 25 2006

Monuments

  • L’église est traitée dans un chapitre à part.
  • Dans le village, de nombreuses maisons sont de construction ancienne : XVIIIe Siècle.
  • Un encadrement de porte sculpté remarquable - art de la Renaissance - (maison MANONVILLER-HENRY, située derrière l’église, 4, rue de la Prairie). Cette porte a malheureusement été endommagée en 1914-1918 et a subi des modifications lors de la reconstruction en 1920-1925. Ce qu’il reste de cet immeuble mérite encore un réel intérêt.
  • Pour mémoire : FREMENIL avait la chance de posséder un puits à balancier, spécimen rare que l’on retrouve seulement en Europe Centrale et en Afrique. Donnant des signes évidents de vieillissement, le balancier a été détruit en 1951. La margelle a été déposée en 1970.
  • Il n’y a plus d’abreuvoir et peu de fours à pain subsistent encore.
  • Deux blockhaus datant de la guerre 1914-1918 veillent à chaque entrée du village, côté Domjevin et Ogéviller. Ils méritent un certain intérêt dans le domaine du patrimoine militaire.

page 2 de 2 -