Fréménil, un village lorrain

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vendredi, février 22 2019

La porte de la Sacristie

Notre site Fremenil.com a souvent eu l’occasion de parler de notre église St Pierre aux liens. (*)  

Aujourd'hui nous voulons vous faire connaître une sculpture méconnue de beaucoup de visiteurs de notre lieu de culte :

LA PORTE SCULPTÉE

Porte_sacristie_Fremenil.jpg

C’est la porte en bois dur ciré qui sépare le chœur de la sacristie.

Située derrière le maître-autel, cette porte décorée est souvent ignorée. Il est vrai que dans la plupart des églises elle n’offre aucun signe de décoration : elle assure modestement la fonction de fermeture d’un local. 

Ici, dans notre église, elle présente un aspect plus recherché. 

Sa partie supérieure est particulièrement travaillée par sculpture.

Un motif central en relief sous la forme d’une coquille St Jacques est entouré d’un ensemble d’inspiration florale au dessin de cœur.

Cette porte sculptée est inattendue dans cette partie plutôt secondaire d’un édifice religieux.

Elle est contemporaine de la merveilleuse chaire à prêcher du XVIIIe siècle classée Monument Historique. Vraisemblablement, c’est le même ébéniste sculpteur talentueux qui en été le réalisateur avec un style identique.

Peu d’église du domaine rural ont l’avantage de présenter une porte de sacristie ouvragée.

Raison de plus de préserver ce témoignage méconnu qui fait partie de notre patrimoine.

Jean Spaite (Février 2019)

(*)  voir nos articles des 2/12/2018  >De tout un peu (Décembre 2018)

                                       4/10/2018 >Sondages et patrimoine.

                                      21/09/2018 >Journée du patrimoine.

                                      13/07/2018 > Une souscription au service du clocher.

                                      28/03/2018 > De l'accès PMR.

                                      21/01/2018 > De tout, un peu (Janvier 2018)

                                      21/07/2017 >           “              ( Juillet 2017)

                                      21/05/2017 > Les vitraux de l’église.

                                      02/04/2017 > Attendez-vous à savoir (Avril 2017)

                                      16/03/2017 > Soeur Marie St François , fidèle à son égise.

                                      23/02/2017 > Le calvaire de l’église fait peau neuve.

                                      27/12/2016 > Une souscription pour restaurer l’église.

                                      15/08/2016 > La croix près de l’église. 

                                      04/08/2016 > Préservation du patrimoine.

pour + voir sur le site :    =  Notre église.

                            =  L’église St Pierre.

                            =  Eglise, l’intérieur.

                            =  Eglise, le clocher.

                            =  Eglise, présentation générale.  

mardi, décembre 1 2015

Découverte d'une inscription sur l'église de Fréménil

Nous vous avons relaté dans un précédent billet les travaux sur le portail de notre église. C'est à l'occasion de ces travaux qu'une inscription a été découverte sur une pierre d'assise en grès au pied de la tour du clocher. Fortement endommagée par les intempéries et les années qui passent, nous relevons néanmoins les inscriptions ci-après :

     1766
     IMSD

InscriptionEglise01.jpgInscriptionEglise02.jpg

  • Les archives nous apprennent qu'en 1766 notre église Saint Pierre aux Liens a été RECONSTRUITE grâce à la participation des Révérends Pères Bénédictins de Senones. La bénédiction du Saint Lieu a été célébrée le 30 Octobre 1766. Ce qui est certain c'est que l'inscription découverte correspond avec la date de la bénédiction de l'église après sa reconstruction. Sont-ce les initiales des Révérends Pères Bénédictins de Senones qui font l'objet de cette inscription ? Nous en doutons car les religieux bâtisseurs agissent toujours dans la discrétion, sans signaler leur identité.
  • A cette même époque, c'est le prêtre JACQUOT qui exerce son ministère à Fréménil depuis 1763 où IL A RESIDENCE. Peut-on rapprocher cette dernière indication de la maison située au N° 3 Rue de la Prairie dont le linteau daté de 1720 (voir notre article "Les inscriptions sur les linteaux de portes") pourrait se traduire comme le presbytère de la paroisse. Nous sommes en 1766 soit 46 ans après la date du linteau de la Rue de la Prairie. Le rôle de presbytère pourrait encore subsister pour le prêtre JACQUOT en exercice depuis 3 ans et résidant à Fréménil.
  • Pour assurer la bonne marche des travaux de reconstruction, on trouve la présence des administrateurs suivants :
    En 1764  - Sieur GAULT
    1766  - J.N.  GALLAND
    1771  - Sieur GENIN
  • L'inscription datée de 1766 est suivie de 4 lettres : IMSD. Aucunes des lettres ne se réfèrent aux initiales du prêtre JACQUOT (J) ni à celles des administrateurs GAULT, GALLAND, GENIN (G).

On peut s'orienter vers une inscription latine du style DD : Domus DEI → la Maison de Dieu ? Le mystère reste entier pour l'instant.

Un internaute connaisseur spécialiste pourrait-il donner la clé de l'énigme ?


Jean SPAITE    Novembre 2015

dimanche, août 10 2014

Notre église

Eglise2014_01.jpg

AVANT-PROPOS.

Nos recherches historiques nous ont amené à découvrir les origines de notre village dans les environs de l'an 1000 (voir "Depuis combien de temps notre village existe-t-il ?").

Une date à retenir : En 1034, Fréménil notre village existait déjà (Titre de l'Abbaye de St Rémy de Lunéville à propos du pont sur la Vezouze à Domjevin). Un lieu de culte a pu exister aux alentours de cette date, concrétisé par une église autour de laquelle se groupait le premier cimetière comme le voulait la tradition de l'époque. On notera la présence importante du clergé dans la vie des villages. Outre leur rôle cultuel, essentiel, les gens d'église étaient souvent à l'origine d'une évolution économique incontestable: conseils en agriculture, régulation des cours d'eau avec la création d'étangs pour la pisciculture, la construction de bassins de retenue pour la force motrice des moulins. On les trouve bien évidemment dans la construction des églises, des abbayes, monastères, en participation avec la main-d’œuvre locale. Nous les retrouverons en 1766, avec les Bénédictins assurant la reconstruction de l'édifice religieux de Fréménil.

NOS CURÉS DEPUIS 1698.

Sous le titre "Maires, instituteurs, curés", nous avions publié la liste des curés en exercice dans notre village sur une période débutant en 1763 jusqu'à nos jours. L'étude des archives départementales antérieures à 1790 nous permettent de remonter le temps jusqu'en 1698.

1698  - Sieur SIMONET       - Curé de Bénaménil et Féménil
1700  - Jean  GIBES         - Chanoine régulier- Curé de Bénaménil et Fréménil
1714  - N.Ph. FRIAND        - Chanoine régulier- Curé de Bénaménil et Fréménil
1732  - Jean François BIGOT - Vicaire de Fréménil
1741  - Sieur BAILLY        - Curé de Fréménil
1742  - Sieur DURAND        - Vicaire de Fréménil
1745  - G. LAURENT          - Vicaire de Fréménil
1746  - E. JOB              - Vicaire de Fréménil
1746  - N. DEMONTZEY        - Vicaire de Fréménil
1752  - N. VIOT             - Curé de Fréménil
1759  - Sieur SIMONIN       - Curé de Fréménil
1760  - Sieur JACQUINOT     - Desservant
1763  - JACQUOT             - Prêtre de Fréménil, résident à Fréménil
1772  - N. CORDIER          - Vicaire d'Ogéviller et Fréménil
1781  - Sieur PIERRON       - Vicaire d'Ogéviller et Fréménil
1782  - J.B. MANGIN         - Vicaire d'Ogéviller et Fréménil
1789  - J.B. COLLET         - Vicaire d'Ogéviller et Fréménil

Et nous retrouvons la liste suivante (publiée le 04/12/2009) avec :
du 1er Pluviôse an VI (20/01/1798) à 1806 - François POINTCARRE curé de Domjevin et Fréménil
et de 1806 à 1834 - Nicolas FORTCOMBAT - Curé de Domjevin et Fréménil

LA PREMIÈRE ÉGLISE


L'examen du bâtiment actuel église de Fréménil est muet quant à la date de construction qui généralement est révélé par une inscription sur le linteau de la porte d'entrée. Le calvaire extérieur avec la Piéta sculptée porte la date de 1705.
Les archives départementales nous apprennent que le 17 Novembre 1706 a eu lieu la bénédiction de la cloche de la paroisse par le curé de Blamont, prévôt de la collégiale de ce lieu, doyen de Salm. 

Eglise2014_02.jpgEglise2014_03.jpg

Le parrain est René de BOUCHARD, chevalier du Saint Empire et de Launoy, Seigneur d'Herbéviller et Fréménil.

La marraine est Jeanne MANONVILLER.

La cloche est nommée "Renée"

En cette année 1706, le curé du lieu était Jean GIBES, Chanoine régulier.

Nous pouvons en déduire qu'une première église a été érigée à Fréménil avant 1706 sans pouvoir préciser la date de construction initiale
Dans la liste des prêtres énoncée ci-avant, nous trouvons en 1698, Sieur SIMONET curé de Bénaménil et Fréménil. Il serait intéressant de découvrir les précédents curés de la paroisse avant cette date.

Étant donné la modestie de la population, il a fallut plusieurs années pour réaliser l'ouvrage et le doter enfin de la cloche de la paroisse dénommée "Renée".
En retournant dans le passé, nous noterons toutefois que cette petite population, ainsi que les habitants de Vého, avait été mise à contribution pour l'entretien du pont de Domjevin sur la Vezouze dès 1034 par le titre de l'Abbaye de St Rémy de Lunéville.

Notre village était-il doté d'une église en cette année 1034 ? Un lieu de culte pouvait exister en ce début de siècle où la pratique de la religion catholique était déjà bien réelle. Nous pensons que le lieu du culte a dû accompagner la création du village.

LA DEUXIÈME ÉGLISE

Les archives nous apprennent qu'en 1766 notre église a été reconstruite grâce à la participation des Révérends Pères Bénédictins de Senones. La bénédiction du Saint lieu a été célébrée le 30 Octobre 1766.

Cette époque connait une période cruelle de destructions, d'occupations étrangères, d'exactions de toutes sortes et de dépopulation conséquence des guerres, des famines et de la peste. C'est donc vraisemblablement au cours de cette sinistre période que l'église primitive a été fortement endommagée, sinon détruite, nécessitant sa reconstruction en 1766.


A cette même époque, c'est le prêtre JACQUOT qui exerce son ministère à Fréménil depuis 1763 où il a résidence. Sans doute pour assurer la bonne marche des travaux de reconstruction, on trouve la présence des administrateurs suivants :

En 1764 - Sieur GAULT
     1766 - J.N. GALLAND
      1771 - Sieur GENIN
ce qui traduit une certaine organisation de la paroisse.

LES RÉSIDENTS

Si en 1763, le Prêtre de Fréménil JACQUOT est bien indiqué résident à Fréménil, et il en est de même pour Nicolas FORTCOMBAT de 1806 à 1834 curé de Domjevin et Fréménil porté également résident à Fréménil, on peut s'interroger sur les autres curés notés "curé" ou "vicaire" du lieu. Ont-ils été aussi résidents à Fréménil ? N'oublions pas que près de l'église existait une maison démolie en 1946 qui, étant donné la proximité, a put abriter le desservant de la paroisse ( voir notre billet "Maisons aujourd'hui disparues"). De même la maison du 3 Rue de la Prairie dont le linteau de porte d'entrée porte la date de 1720 avec une inscription religieuse, aurait put avoir le même service ?  (voir notre billet "Les inscriptions sur les linteaux de porte").

LA RÉVOLUTION A-T-ELLE MARQUÉ SON PASSAGE ?

Si nous prenons le temps de nous arrêter aujourd'hui près du calvaire de l'église, nous noterons la datation de 1705. Sous la Piéta sculptée nous découvrons un cadre de pierre dont les inscriptions portent les traces de martelage rendant la lecture impossible. Ce ne peut être l'effet des intempéries même avec une forte grêle. On ne peut s'empêcher d'évoquer la révolution de 1789 et surtout la période de la terreur où les "sans-culotte" coupaient allégrement les têtes et s'en prenaient rageusement aux biens du clergé. La question reste posée...


Eglise2014_04.jpg

ET LA PREMIÈRE CLOCHE ?

On peut se poser une question : Qu'est devenue la cloche "Renée" baptisée en 1706 ? A-t-elle fait l'objet d'une prise de guerre au cours des invasions successives ? A-t-elle été brisée ? A-t-elle été fondue pour devenir une cloche nouvelle ? La question reste entièrement sans réponse.

L’ÉGLISE ET L'HISTOIRE

Depuis la construction primitive jusqu'à aujourd'hui, notre église a fait face à l'épreuve du temps et des misères des hommes. Intempéries, pluies torrentielles, famines, disettes, épidémies et les guerres, la guerre des Rustauds en 1525, des Reîtres en 1587, et surtout la guerre de Trente ans voyant déferler les hordes de Suédois, Allemands, Hongrois, Croates en 1630 qui ont fait des ravages dans notre région.


Plus près de nous, la première guerre mondiale 14-18 suivie par la plus récente 39-45 ont causées des destructions et des deuils dont le souvenir est encore présent dans nos mémoires. Et pendant ces conflits, l'église a joué son rôle d'accueil, de repos et de prière.

Le clocher, comme un doigt pointé vers le ciel, a redonné confiance, espérance, a un peuple qui en avait grand besoin. L'histoire de l'église s'inscrit intimement dans l'histoire des hommes.

CONCLUSION

Par le présent texte, nous avons tenté d'en apprendre plus sur notre église Saint Pierre es liens. Nous relevons qu'une première église a été construite et dotée d'une cloche baptisée "Renée" en 1706. L'église est reconstruite en 1766 grâce aux Bénédictins de Senones. Entre ces deux dates, 60 ans, nous n'avons malheureusement pas trouvé de document nous indiquant la cause de cette démolition.

Nous pouvons avancer que la population soumise à des impôts continus, époque du ministre tyrannique Chaumont de La GALAIZIERE à partir de 1737, caractérisant ces années ruineuses, conjointement à un orage d'une rare violence qui ravagea la région en 1746, et en 1749 la grêle qui occasionna des dégâts considérables. Ces événements s'ajoutant à une absence d'entretien du bâtiment ont pu causer la démolition de la nef de l'église. Seul, de la construction primitive, le clocher a été conservé moyennant l'installation de tirants métalliques dont on voit nettement les croisillons extérieurs encore aujourd'hui. Et dans le campanile de notre église, trois cloches sonnent les joies et les peines de notre population :

  • Marie-Barbe, la petite, baptisée en 1845.
  • Marie-Madeleine, la moyenne, baptisée elle aussi en 1845.
  • Marie-Élisabeth, la grosse, baptisée en 1896.

Nous leur souhaitons longue vie.

Nous avons eu l'occasion par ailleurs (voir nos billets des 14/02/2009 et 25/03/2006) de décrire l'intérieur de notre église Saint Pierre recélant de véritables œuvres d'art classées Monuments Historiques, qui méritent une réelle protection notamment la chaire à prêcher du XVIIIe siècle (1770-1790). Nous avons le devoir de transmettre ces richesses aux futures générations.

Un jour peut-être nous en saurons davantage sur notre église Saint Pierre.

Jean SPAITE   Aout 2014

vendredi, décembre 28 2012

Du nouveau pour notre église


Protection du clocher contre les pigeonsNous avons eu l'occasion de parler de notre église en signalant la réalisation d'une issue de secours accompagnée d'une rampe d’accès. Nous avons attribué ce petit miracle, attendu depuis bien longtemps, à Saint Nicolas le patron des Lorrains. Cette réalisation devait être complétée par un garde-corps fait de poteaux métalliques surmontés d'une boule acier réunis par une chaîne. Ce garde-corps qu'on nous annonçait de bonne présentation, fruit du travail de l'équipe technique locale, se fait toujours attendre. Peut-être que l'année prochaine ?...

Mais le lundi 17 Décembre 2012 au matin, l'entreprise Thiéry GERARD de Domèvre réalise la protection du clocher contre les pigeons. Là, c'est le père Noël qui est passé avec huit jours d'avance permettant de stopper l'occupation du clocher par des volatiles envahissants et plutôt salissants. Les techniciens du campanile regrettaient, ô combien, la malpropreté de l'environnement des cloches quand ils étaient amenés à travailler sur les cloches et le réglage des sonneries. La protection a consisté à fermer les ouvertures par du grillage en métal déployé fixé à l'extérieur sur l'encadrement. Cette solution se révèle très efficace. Il reste maintenant à assurer un vrai travail de nettoyage pour présenter désormais une propreté du local respectueux de ceux qui y ont accès.

Comme dit l'adage populaire: "Tout arrive...un jour"!

Mais il reste encore tant de choses à faire dans notre église !  Montrons nous dignes de ceux qui nous ont précédés en notre village et qui, au fil des siècles, ont réalisé ce dont nous bénéficions aujourd'hui.

Jean SPAITE    Décembre 2012.

Protection du clocher contre les pigeons

vendredi, juin 22 2012

Une cloche sonne, sonne...

Tout le monde a en mémoire la célèbre chanson "Les trois cloches" écrite par Jean VILLARD, auteur-compositeur, interprêtée avec talent par Edith PIAF et les Compagnons de la chanson. Comme la majorité des clochers, notre campanile fréménilois possède trois cloches.

  • La plus grosse a pour nom "MARIE-ELISABETH", baptisée en 1896, elle a pour parrain Jean-Joseph-Félix ADAM et pour marraine Marie-Elisabeth-Anna MENGIN.
  • La moyenne se nomme "MARIE-MADELEINE", baptisée en 1845, elle a pour parrain Eugêne-Nicolas ROUSSEL et pour marraine Marie-Madeleine MANONVILLER.
  • La plus petite répond au doux nom de "MARIE-BARBE", elle a été baptisée en 1845, elle a pour parrain Jean-Joseph CHATELAT (23/03/1819-13/01/1900) et pour marraine Marie-Barbe ADAM  (03/04/1819-06/10/1877). L'inscription exacte sur la cloche est la suivante : "J'ai eu pour parrain Jn Jh fils de Ln et Bthe CHATELAT pensionre de l'Etat et pour marraine Marie-Barbe fille de feu Jh ADAM résidents à FREMENIL Année 1845" .

Des trois "Marie", j'ai une affection toute particulière pour la plus petite. Pour le voyage pascal, elle reste au clocher la "Marie-Barbe" pendant que ses soeurs vont en croisière de haut vol jusqu'à ROME. Il faut bien que quelqu'un garde le foyer, en l'occurence le clocher. Et puis, pour marquer sa présence, pour montrer que les "Piquants" ne sont pas abandonnés, elle continue fidélement de tinter les heures, les quarts et les demis.

Sur une tombe du cimetière (concession N° 26), j'ai retrouvé la plaque funéraire où sont inscrits les noms des parrain et marraine de la "Marie-Barbe". Dans la vie civile ils étaient mari et femme.  En ces temps qui nous paraissent lointains du XIX° siécle, la vie devait être difficile pour tout le monde, surtout à la campagne. Et pourtant, de leurs petites économies, Jean-Joseph et Marie-Barbe ont financé le coût de la petite cloche "Marie-Barbe". Quelle leçon pour nous, en ce XXI° siécle où l'on nous rabâche que "les temps sont durs", en dépit de nos équipements, voitures, télévisions, machines électriques de toutes sortes et dont nous ne pouvons nous passer.

La  découverte de la plaque funéraire m'a plongé dans une réflexion étonnante face à l'état d'abandon de la tombe en question. Quelle ingratitude vis à vis de ces modestes personnes de bonne volonté qui ont inscrit durablement leurs noms et leur passage sur cette terre dans l'équipement de cette petite cloche "Marie-Barbe" et, d'un autre côté leur derniére demeure en ce cimetiére où l'oubli est flagrant. Peut-on espérer une réaction de nos contemporains pour habiller décemment cette ultime halte terrestre ?  Nous le souhaitons ardamment.

Une cloche vient de tinter : C'est MARIE-BARBE qui me donne une réponse affirmative, pleine d'espoir.....

J.S.    Juin 2012

Voir aussi nos billets sur ce thème : (Cliquer sur le titre pour accéder à l'article)

Pour en savoir plus sur les cloches de nos clochers, l'art campanaire, la campanalogie, rendez vous sur les sites de la "Société Française de Campanologie" ou sur l'article "Campanologie" du site Wikipédia.

PHOTO : Voici une photo des cloches de l'église de FREMENIL. Ce cliché date du 9 Octobre 1985 réalisé lors d'une visite avec Yves ADAM, maire de la commune. En ce temps-là, le clocher était relativement propre, les ouvertures étant munies de grillages empêchant l'intrusion des pigeons. Ce n'est plus le cas en ce XXI° siècle où un sérieux nettoyage et une protection efficace s’avère indispensable.

Les trois cloches

samedi, décembre 17 2011

Le miracle de Saint Nicolas

L'an passé, au mois de Mai 2010, les fonts baptismaux de notre église se sont brisés. Les dames bénévoles qui assurent l'entretien du lieu ont échappé de justesse à un accident. C'est un premier miracle ! Ces fonts baptismaux ont vu défiler des centaines et des centaines de jeunes personnes faisant ainsi leur entrée solennelle dans la communauté chrétienne. Aucune date ne figure sur l'objet sacramentel mais il doit accuser au moins trois siècles d'existence.

Depuis cette brutale chute, il gisait là sur le sol, à côté du meuble confessionnal, dans une profonde indifférence, sans aucune remise en état, attendant lamentablement un secours trop long à arriver.
Fonts Baptismaux Brises
Un an et demi après, certainement grâce à l'intervention du Bon Saint Nicolas le patron des Lorrains, le mardi 6 décembre 2011, le vénérable objet a été remis debout par la compétence de l'ouvrier intercommunal. Nous en donnons une photographie réalisée le Samedi 10 Décembre 2011. Ainsi, nous pouvons dire un grand merci à Saint Nicolas tout en lui demandant instamment d'agir encore pour la restauration de notre petite église qui a le privilège d'abriter des oeuvres remarquables mais déjà endommagées. La couverture de l'édifice remise en état permettrait de remédier aux dégradations d'un plafond qui se troue, aux taches d'humidité et aux lézardes.

Fonts Baptismaux Repares

Ces travaux d'entretien courant, s'ils avaient été réalisés auparavant, auraient évité un endommagement regrettable qu'il faut maintenant rattraper au plus tôt.

Le bon patron des Lorrains ne peut pas faire tout seul : il lui faut la participation des responsables concernés. C'est ainsi que l'on poursuit un miracle qui a déjà commencé, mais Saint Nicolas a besoin de l'aide des hommes...  de bonne volonté.

Jean SPAITE   Décembre 2011


VOEUX
A la veille de quitter l'année en cours, l'équipe du site "fremenil.com ", vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année , et vous dit "Bonne Année 2012"

J.S-A.S

mardi, juillet 20 2010

L'orgue ressuscité

Orgue 2010Dans la petite église de Fréménil, il dormait là depuis de longues années. Il avait fait l'objet d'un don généreux (de la part du Dr. Alain Spaite) et, prétextant une remise en forme d'ordre musical, il était assoupi sous une étoffe jaune orange. On en arrivait à l'oublier, lui qui fièrement avait pourtant produit des sons merveilleux, une harmonie de notes et d'accords qui avaient enchanté son auditoire. Cette singulière somnolence durait depuis plus de vingt ans.

En ce dimanche du 11 juillet 2010, l'orgue électronique de l'église Saint Pierre aux liens nous a révélé tout son savoir faire. Le chef de chœur, le Docteur Jean-Michel MATHIAS de Blâmont, qui dirige avec brio la chorale inter-paroissiale qui comprend entre autres des voix d'hommes remarquables, s'est révélé un expert en remise en état de l'instrument endormi. Un réglage délicat, mais efficace qui s'est traduit par une prestation musicale de bonne tenue. C'est Madame Annie MATHIAS (née L'HOTE) qui a interprété musicalement tous les cantiques de cette messe « de résurrection » pour l'orgue de l'église. Miracle de Saint Pierre qui a défait les liens de silence dans lequel était plongé depuis trop longtemps l'instrument musical de la paroisse.

Ainsi, le « facteur d'orgue » a contribué, à sa manière, à répandre la Bonne Nouvelle de l'évangile d'une manière harmonieuse et bienvenue. Qu'il en soit particulièrement remercié et longue vie au Chant Nouveau !

J.Spaite Juillet 2010

PS : Et si, en ce jour, nous assistions au point de départ du renouveau de notre église qui en a bien besoin, à l'intérieur comme à l'extérieur ? Formulons-en l'espoir.

lundi, juin 21 2010

Nouvelles Paroissiales

Mettons à jour la liste de nos Curés.

Fin Décembre 2009, l'abbé Charles BAILLY a été contraint d'être hospitalisé. Depuis le début de l'année 2010, il est maintenant à la maison de retraite médicalisée de Cirey sur Vezouze où il poursuit son ministère de prêtre mais d'une manière limitée due à sa condition physique et à son âge. Nous gardons de lui sa personnalité exemplaire faite de charité et de bonté. Nous ne l'oublions pas. La vie religieuse a été reprise par l'abbé Claude HUMBERT qui, depuis Blâmont, assure le service de nombreuses localités relevant de la paroisse Saint François du Blâmontois.

samedi, février 14 2009

L'Eglise Saint Pierre

L'église de notre village a pour Saint Patronage : SAINT PIERRE et plus précisément Saint Pierre AUX liens. Cette appellation se retrouve aussi sous la forme de Saint Pierre ES liens ou Saint Pierre EZ liens. Il s'agit toujours du même St Pierre apôtre qui est vénéré le 29 Juin (en 1888 la St Pierre se situait le 1er Août). Pourquoi cette indication de"liens"?   Les liens représentent les 2 chaînes dont St Pierre fut chargé : Celle de JERUSALEM, apportée à ROME, et celle de ROME, dans la prison MAMERTINE où St Pierre se trouvait. Quand on les rapprocha l'une de l'autre, les 2 chaînes se soudèrent miraculeusement. On trouve-là le symbole de l'union intime qui soude JERUSALEM où le CHRIST a vécu sa passion, et  ROME siège du Premier Chef de l'église: St PIERRE.

Si dans les dédicaces des églises de notre pays lorrain, on trouve de nombreuses paroisses patronnées par St PIERRE, on en trouve même associées à St PAUL, St SYLVESTRE, St URBAIN, sans oublier St PIERRE FOURIER, les églises relevant de St PIERRE AUX LIENS sont moins fréquentes. Sur l'arrondissement de LUNEVILLE, on en trouve 5, soit :

     1- PARROY         (canton de ARRACOURT)    St Pierre ES liens
     2- LACHAPELLE  (      "          BACCARAT )             "      ES   "
     3- PEXONNE      (      "          BADONVILLER)          "      ES   "
     4- FREMENIL      (      "          BLAMONT  )              "     AUX  "
     5- GIRIVILLER     (      "          GERBEVILLER)           "     AUX  "
 
Dans l'église de FREMENIL, on peut admirer, derrière le maître-autel, en arrière plan, une toile peinte représentant St PIERRE, patron de la paroisse montant au ciel entouré d'angelots bienveillants. L'encadrement en bois sculpté, doré, est rehaussé de glaces biseautées. L'ensemble mesure 3,60 m de hauteur sur 1,50 m de largeur. 



Ce tableau, comme tout le mobilier du choeur de l'église a été classé au titre de mobilier historique le 23 Septembre 1981. Au cours de la seconde guerre mondiale, l'église avait souffert notamment ses vitraux détruits et le tableau représentant St PIERRE n'avait pas été épargné.  Le Service Départemental des Monuments Historiques, après constat sur place avait décidé de la nécessité d'une réfection de l'oeuvre. Cette décision avait fait l'objet d'une délibération du Conseil Municipal du 28 Février 1977.
        
L'estimation des travaux avait l'objet d'un devis présenté par Mr Jean-Louis AURAT, Inspecteur des Monuments Historiques  pour un montant de 17.710 F. La commune de FREMENIL s'engageait pour une participation de 20 % soit 3.540 F. Le marché des travaux a été passé le 13 Octobre 1977 avec Mr. Maxime CHIQUET, sculpteur à ALLIANCELLES (51250 SERMAIZE les BAINS).

La restauration terminée, le tableau fut livré par un transporteur à l'église de FREMENIL au cours de l'année suivante.  Le Maire, Yves ADAM et son Conseil furent heureux de retrouver leur "St PIERRE". Mais le transport ne comprenait pas la mise en place. Il fut décidé de procéder en local à la réinstallation du tableau. Y ont participé, outre le Maire, quelques autres bonnes volontés montées sur des échelles. Mais on ne s'improvise pas dans ce genre de travail délicat que consiste la mise en place d'un tableau d'un poids respectable, de dimensions généreuses et, surtout, d'une relative fragilité (toile peinte, glaces ouvragées). Au cours de la délicate opération, le tableau s'inclina vers l'avant et vint heurter les grands cierges du maître-autel occasionnant des blessures encore visibles aujourd'hui. Néanmoins le tableau fut réinstallé en l'état et garda ses blessures. Cet épisode sur la remise en place du tableau de St PIERRE m'a été rapporté par Yves ADAM lui-même.


Moralité :  Une oeuvre d'art doit être manipulée par des spécialistes équipés en conséquence. Ce travail délicat doit être confié à des hommes de l'art. Ce qui n'empêche pas d'admirer la représentation de St PIERRE et de lui adresser librement nos prières.
                                                                                        

                 Amen....
 

                                                                                     J.S. Décembre 2008

samedi, mars 25 2006

Eglise - L'intérieur

  • L’intérieur de l’église mérite un intérêt tout particulier :
  • La nef est séparée du chœur par une ouverture en anse de panier. Le chœur, ceinturé par un lambris en bois, est éclairé par deux vitraux colorés évoquant St Pierre.
  • Le maître-autel est en marbre galbé et mouluré surmonté par le retable et le tabernacle.
  • Le retable et le tabernacle du maître-autel, en bois sculpté doré, datant du XVIIIe siècle sont très remarquables. Le tabernacle, dont la porte représente l’agneau pascal est surmonté d’un reposoir à baldaquin en bois sculpté doré de toute beauté. Il est orné d’un crucifix doré, C’est également l’emplacement réservé à l’ostensoir au cours des grandes cérémonies. De part et d’autre de la porte du tabernacle on notera deux niches latérales accueillant des statuettes dorées. Le retable est également surmonté de deux statuettes dorées. Six grands chandeliers dorés complètent l’ensemble.
    Notice de l'inventaire du Patrimoine (Fichier Mérimée)
  • En arrière plan, un tableau représente St. Pierre, patron de la paroisse, montant au ciel. L’encadrement en bois sculpté, doré, est rehaussé de glaces biseautées. Tout ce mobilier du chœur de l’église a été classé au titre de mobilier historique le 23 Septembre 1981.
    Notice de l'inventaire du Patrimoine (Fichier Mérimée)
  • Une porte située derrière le maître-autel, donne accès à la sacristie.
  • La table de communion, constituée par une grille en fer forgé rehaussé par des motifs dorés, peut séparer le chœur de la nef.
  • Deux autels latéraux du même style que le maître-autel, sont surmontés chacun d’une niche accueillant les statues dorées de St Pierre à droite et de la Ste Vierge à gauche.
  • La nef du type “grange” à plafond droit, avec un arrondi sur les murs latéraux.
  • Des fenêtres à plein cintre sont réservées dans les murs latéraux. La nef est éclairée par six vitraux décorés de symboles religieux.
  • Les murs latéraux sont ornés d’un chemin de croix sous la forme de tableaux peints avec encadrement en bois souligné d’un large filet doré. La partie supérieure arrondie est surmontée d’une croix.
  • De part et d’autre de l’allée centrale unique sont alignés des bancs à dossier en bois.
  • La plus belle pièce est sans conteste la merveilleuse chaire du XVIII° siècle(1770-1790). La caisse à parois en bossage ornées de personnages taillés en plein bois. Les guirlandes sculptées sont d’une remarquable finesse. Le ciel est surmonté par un ange soutenant les tables de la loi et désignant les cieux. Toute une règle de vie est ainsi évoquée : Qui veut la récompense éternelle doit se conformer à la loi divine.
  • La chaire a été classée au titre de mobilier historique le 22 Juillet 1983.
    Notice de l'inventaire du patrimoine (Fichier Mérimée)
  • Au fond de l’église, côté gauche, on trouve les fonts baptismaux, une belle vasque de marbre posée sur une colonne.
  • Un crucifix en bois peint de grandes dimensions est accroché au mur au dessus des fonts baptismaux. Une petite statue de Jeanne d'Arc, Sainte Lorraine, veille sur les lieux.
  • Côté droit un confessionnal en bois offre peu d’intérêt.
  • De part et d’autre de la porte d’entrée, des bénitiers en marbre sont scellés au mur.
  • Pour mémoire, on se souviendra :
    • Du lustre central en cristal de Baccarat qui a été détruit pendant la guerre 1939-1945, plus exactement en 1944 quand FREMENIL a été évacué par les allemands. ainsi que de deux suspensions en cuivre. Ces différentes pièces, ainsi que toutes les statues posées sur socle qui ornent la nef et le chœur, ont été offertes par Mademoiselle Marie-Elisabeth-Anna MENGIN qui fit tant de bien pour les églises de FREMENIL, de DOMJEVIN et la chapelle de N.D. de la Bonne Fontaine. Les Fréménilois, tout particulièrement, se doivent d’être fidèles au souvenir de Mlle MENGIN, de même qu’à ses parents qui marquèrent de leurs bien­faits leur passage sur cette terre lorraine.
    • Un tableau de grandes dimensions surmontait la porte d’entrée de la nef. Il était très sombre, encadré en bois noir. Le sujet religieux qu’il représentait n’est pas resté dans les mémoires. Un jour il dut être dépendu. C’était son dernier jour car il s’effondra littéralement : la toile partant en poussière et le cadre vermoulu faisant de même .... Dommage qu’il ne reste même pas une photographie de ce tableau.

Eglise - Le clocher

  • C’est certainement l’élément architectural le plus ancien.
  • Tour carrée à trois étages, elle est coiffée d’un toit à quatre pans surmonté d’une belle croix en fer forgé et d’un coq girouette. La tour a, au cours des ans, été renforcée par des tirants métalliques terminés par des croisillons en acier formant ancrage. On accède aux différents étages par un escalier. Le second étage abritait le mécanisme de l’horloge. Le troisième étage abrite les trois cloches. Depuis Mai 1965 les trois cloches ont été électrifiées. Le mouvement mécanique de l’horloge a été déposé en Juin 1978 pour faire place à un mouvement totalement électrique adapté à la sonnerie des cloches. Ce travail a été réalisé par les Ets DIDELOT de SARREBOURG.
  • Faisons connaissance avec les cloches de notre église :
    • La plus grosse, date de 1896, baptisée Marie-Elisabeth, a pour parrain Jean-Joseph-Félix ADAM, et pour marraine Marie-Elisabeth-Anna MENGIN.
    • La moyenne, date de 1845, baptisée Marie-Madeleine, a pour parrain Eugène-Nicolas ROUSSEL, et pour marraine Marie-Madeleine MANONVILLER
    • La petite, date également de 1845, baptisée Marie-Barbe, a pour parrain Jean-Joseph CHATELAT, et pour marraine Marie-Barbe ADAM.
  • Pendant la guerre 1914-1918, et on peut penser qu’il en a été de même pendant tous les conflits, notre clocher a servi de poste d’observation du front tout proche (BLEMEREY, VEHO).

Eglise - Présentation générale

  • L’église de FREMENIL est un édifice simple mais bien proportionné composé d’une nef type “grange” accolée à une tour carrée à étages coiffée d’un toit à quatre pans. Le clocher est trapu. On avance pour l’église la date de 1766, année du décès de notre dernier Duc, Stanislas "Le Bienfaisant", et du rattachement du Duché de Lorraine à la France.
  • Effectivement l’église à été reconstruite a cette date avec l’aide des Révérends Pères Bénédictins de SENONES et achevée entièrement début Octobre 1766. La bénédiction du Saint lieu a été célébrée le 30 Octobre 1766. La fondation de l’église est largement antérieure à cette date. Le lieu du culte a dû accompagner la création du village.
  • Vers 1630 la Lorraine se trouve entraînée dans la guerre de 30 ans et connaît une période cruelle de destructions, d’occupations étrangères, d’exactions de toutes sortes et de dépopulation conséquence des guerres, des famines et de la peste. C’est donc vraisemblablement au cours de cette sinistre période que l’église primitive a été fortement endommagée sinon détruite nécessitant sa reconstruction en 1766.
  • C’est autour de l’église que les habitants de FREMENIL étaient enterrés jusqu’en 1887, date à laquelle correspond l’ouverture du cimetière actuel situé sur la route d’Ogéviller au lieu-dit “le Camp”. L’ancien cimetière entourant l’église est aujourd’hui dégarni de ses tombes dont la dernière a été déposée peu avant la dernière guerre 1939-1945.
  • Témoignage de ce lieu de l’ultime repos, le calvaire en pierre du mur d’enceinte de l’église avec une Piéta en soubassement. Sur le fût de la croix, une inscription latine “Réquiescant in pace Amen” — qu’ils reposent dans la paix, Amen - et une date 1705. Rappelons que naguère, de part et d’autre de l’escalier d’accès à l’église, deux beaux tilleuls formaient une garde accueillante.
  • Une maison existait tout près de l’église. Pendant la guerre 1939-1945, les restrictions de carburant étaient telles que le boulanger ne pouvait plus faire sa tournée automobile. Le pain était acheminé au village et la distribution était faite dans cette maison. Fortement endommagée à la libération, réduisant d’autre part la largeur de la route à cet endroit, la démolition de cet immeuble fut effective en 1946.
  • La présence de l’abri-bus du XXe siècle contre l’église, bien que d’une utilité certaine créé une note discordante dans un équilibre architectural. Dommage car nos grands-pères savaient construire avec une réelle harmonie.